- La décision de la cour d’appel de Paris, prévue le 7 juillet prochain, déterminera si Marine Le Pen peut se présenter à la prochaine élection présidentielle.
- Invitée de LCI ce mercredi, la cheffe des députés RN a assuré qu’elle n’avait « pas peur » et que « quoi qu’il arrive, (elle ne sera) pas morte ».
- « Bien entendu, si je peux être candidate et si je peux faire campagne (…), je serai candidate », a-t-elle confirmé.
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Élection présidentielle 2027 : la course aux candidatures est déjà lancée
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À six jours de la décision de la cour d’appel de Paris, qui déterminera si elle peut concourir une quatrième fois à l’élection présidentielle, Marine Le Pen était l’invitée de LCI, ce mercredi 1ᵉʳ juillet. La cheffe des députés Rassemblement national, sous le coup d’une peine d’inéligibilité qui lui interdirait de se présenter en 2027, a assuré que l’attente jusqu’au 7 juillet ne l’empêchait pas de dormir. « La peur n’a pas sa place. On peut avoir un sentiment d’injustice, d’être privée d’un combat qui reste le combat de ma vie »
, a-t-elle assuré à Darius Rochebin. Mais « quoi qu’il arrive je ne serai pas morte, quoi qu’il arrive je continuerai à mener le combat pour mes idées »
, et s’il le faut « je ne serai que militante »
, a-t-elle déclaré.
« Bien entendu si je peux être candidate et si je peux faire campagne (…) je serai candidate »
, « pour peu que je puisse faire campagne »
, a poursuivi la députée. En effet, elle a de nouveau confirmé qu’elle ne serait pas candidate si elle devait porter un bracelet électronique. « Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements »
, « je ne peux pas dépendre d’un magistrat pour m’autoriser à aller faire un meeting ou aller sur un marché »
, a-t-elle justifié.
La « candidate naturelle » de son camp
Marine Le Pen a aussi garanti qu’elle ne laisserait pas sa place à Jordan Bardella, même si « comme je n’ai pas un ego démesuré et les dents qui rayent le parquet, tout le monde pense que je n’ai pas envie de remplir ces responsabilités »
.
Elle a rappelé qu’elle était « la candidate naturelle de (son) camp »
. « Jordan va évidemment admettre très facilement que j’ai acquis au cours de cette longue vie politique une expérience qui est utile. » Mais surtout nous sommes complètement complémentaires. « Ce serait absurde de dire que quelqu’un de 30 ans a plus d’expérience que quelqu’un qui en a 58 »
, a-t-elle ajouté, reconnaissant tout de même au président de son parti « un dynamisme incroyable, la force et le souffle de sa jeunesse, une capacité importante à rassembler »
.
Condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen saura le 7 juillet si cette sanction est confirmée en appel. Trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100.000 euros ont également été requis à son encontre. Toute peine d’inéligibilité supérieure à deux ans l’empêcherait de se présenter à la présidentielle, auquel cas son dauphin Jordan Bardella, président du RN, porterait les couleurs du parti à cette élection.











