mercredi, septembre 9

  • Cette coalition militaire, regroupant une vingtaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, a vu le jour en mars dernier.
  • Deuxième pays producteur de cocaïne derrière la Colombie, le Pérou a vu le nombre d’homicides multiplié par 2,6 entre 2018 et 2025.

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Washington vient d’officialiser l’intégration du Pérou au « Bouclier des Amériques ». « Nous synchronisons nos efforts pour protéger notre hémisphère des menaces transnationales et régionales, en accueillant le Pérou – qui est désormais un allié majeur hors Otan – au sein du Bouclier des Amériques », a déclaré, mardi 8 septembre, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, dans une tribune publiée dans des médias de Colombie, d’Équateur et du Pérou.

Lancée en mars dernier par Donald Trump, cette alliance antidrogue réunit une vingtaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, tous dirigés par des gouvernements de droite, avec l’objectif de lutter contre le trafic de drogue et les cartels criminels qui infestent la région. « Nous travaillons avec vous pour faire tout ce qui est nécessaire. Nous utiliserons des missiles », avait déclaré le président américain.

Échange d’informations et coopération policière

L’accord prévoit que les pays membres coordonnent l’échange d’informations et coopèrent sur les plans judiciaire et policier, afin de lutter contre le crime organisé au-delà de leurs frontières. Le Bouclier des Amériques réunit notamment l’Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, le Salvador, le Guyana, le Honduras, le Panama ou encore le Paraguay.

En septembre 2025, Washington a mené une intense campagne de frappes aériennes contre des bateaux qu’il présente comme impliqués dans le narcotrafic (nouvelle fenêtre) dans les Caraïbes et le Pacifique. Au moins 215 personnes ont été tuées lors de ces opérations. Jusqu’à présent, l’administration Trump n’a fourni aucune preuve que les bateaux visés servaient à des opérations de trafic de drogue. Le mois dernier, le chef du Pentagone Peter Hegseth a déclaré que les États-Unis se préparaient à des opérations antidrogues terrestres en Amérique latine, en plus de celles déjà menées dans les eaux internationales. 

Toutefois, selon Irene Mia, une experte de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) interrogée par l’AFP, « sans le Mexique et le Brésil, il sera difficile de s’attaquer aux problèmes » de criminalité organisée. Ni le président brésilien Lula, ni la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, tous deux de gauche, n’ont intégré cette coalition militaire. En mars dernier, Donald Trump avait décrit le Mexique comme « l’épicentre de la violence des cartels ».

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