dimanche, juin 21

Plusieurs milliers de personnes ont participé dimanche, sous un soleil de plomb, à la marche contre le racisme et l’extrême droite à Paris, à l’appel du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, avant un concert organisé par le parti de Jean-Luc Mélenchon pour la Fête de la musique place de la République, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Le racisme ne recule pas seul, les discriminations non plus, elles avancent quand on détourne le regard », a affirmé l’élu Insoumis au début de la marche.

Drapeaux palestiniens et Insoumis, maillots de foot « Mélenchon 27 », slogan antifasciste italien: quelques milliers de manifestants -4.300 selon une source policière- ont battu le pavé parisien, en direction de la place de la République dans l’est de la capitale.

« Nous partons de Barbès, c’est aussi un symbole particulier », a clamé M. Bagayoko, vantant « un quartier populaire, un quartier vivant, un quartier multiculturel, un quartier de travail, de commerce, de solidarité ».

Celui-ci « ressemble à la nouvelle France que nous appelons de nos voeux », a-t-il assuré, sous les applaudissements.

Dans le cortège, les élus Insoumis sont venus nombreux: parmi eux, Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon.

Bally Bagayoko « n’a pas besoin de moi pour émerger » pendant cette campagne, juge le candidat LFI à la présidentielle 2027, interrogé par les journalistes.

Paris, comme 34 autres départements, est sous vigilance rouge canicule. Loïc Clain, 36 ans, a chaud: « je pense que c’est pour ça qu’il y a pas mal de gens qui ne sont pas venus aujourd’hui », a regretté auprès de l’AFP cet informaticien, pour qui il y a « trop de racisme maintenant en France ».

18H00: la place de la République est loin d’être remplie, écrasée sous des températures qui avoisinent les 37 degrés.

Sur la scène du concert organisé par LFI, un premier groupe joue sous une grande bannière « Concerts antiracistes », avec le logo Insoumis et les mots « Election présidentielle – avril 2027 ».

Autour, des affiches égrènent les différents engagements de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle comme « la planification écologique » ou encore « l’égalité des droits ».

« Je vais voter Mélenchon en 2027, pour moi c’est la seule alternative politique possible », assure Louise, 36 ans, sympathisante du mouvement qui n’a pas souhaité donner son patronyme. Ce concert, pour elle, est politique. « C’est important de commencer à lier amusement et militantisme », estime cette professeure de yoga auto-entrepreneure.

Martin (prénom d’emprunt), lui, est là pour le « concert ». Mais, souligne-t-il, « ça vaut le coup de se montrer » après la tentative infructueuse du gouvernement d’interdire ce rassemblement.

Après une chanson sur Jordan Bardella, le groupe reprend le célèbre refrain: « Et la jeunesse emmerde le Front national ».

Le tribunal administratif de Paris a suspendu vendredi la décision du préfet de police d’interdire le concert organisé par LFI ce 21 juin, jugeant cette interdiction insuffisamment motivée.

abo-cal-rr/frd/

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