Un dramatique accident sur les voies ferroviaires belges. Un car scolaire est entré en collision avec un train, mardi 26 mai, dans le nord de la Belgique. Les secours ont dressé un « bilan dramatique », faisant état de quatre morts, notamment deux enfants.
• Une collision sur un passage à niveau
Les faits se sont déroulés à 8h08, ce mardi, dans le village de Buggenhout, en Flandres. À hauteur d’un passage à niveau, un car scolaire a percuté un train qui circulait à 120 km/h.
« Un minibus a été percuté par un train qui devait marquer l’arrêt à la station suivante. Le choc a été excessivement violent », a déploré Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, gestionnaire du réseau ferré belge, à l’AFP.
Le minibus a été « projeté à une quinzaine de mètres contre un pylône métallique qui soutenait certains câbles du passage à niveau », précise-t-il.
• Quatre morts, dont deux enfants
Le bus appartenait à « une école pour enfants ayant des besoins particuliers », a affirmé An Berger, porte-parole de la police fédérale, à la presse. Sept enfants se trouvaient à l’intérieur, accompagnés d’un chauffeur et d’un assistant.
Ces derniers et deux enfants sont morts dans la collision. D’après le parquet, qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse relayée par RTL Belgique, les victimes sont âgées de 49 ans, 27 ans, 15 ans et 12 ans.
Le vice-Premier ministre de Belgique, Maxime Prevot, a confirmé le bilan dans une déclaration postée sur X.
Le reste des enfants a été pris en charge par les secours, y compris sur le plan psychologique. Ils sont tous hors de danger.
Les passagers du train vont bien, hormis une personne qui a été retrouvée en état de choc, a indiqué An Berger. Le chauffeur du train a également été pris en charge.
• Des circonstances encore inconnues
Les causes de l’accident sont pour le moment inconnues, tout comme les circonstances dans lesquelles le car scolaire a pu percuter le train. Les premières informations indiquent que le car a voulu franchir le passage à niveau alors qu’un feu rouge était enclenché et que les barrières étaient baissées.
« Le chauffeur a voulu traverser le chemin de fer qui était fermé à ce moment-là », a déclaré An Berger. L’information a été confirmée par Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel. « La barrière était fermée, on a des caméras techniques qui le montrent », a-t-il indiqué.
Le parquet s’est rendu sur place pour faire les premières constatations, mais il est encore trop tôt pour déterminer s’il s’agit, ou non, d’une erreur humaine.
Jean-Luc Crucke, ministre fédéral de la Mobilité, a assuré auprès de RTL Belgique que « des auditions vont avoir lieu » et que « les images vont pouvoir être cédées et l’enquête suivra son cours ».
• L’émotion après le drame
Le ministre de l’Intérieur belge, Bernard Quintin, a décrit un « tragique accident » sur X et a souhaité « beaucoup de courage aux blessés ».
Le Premier ministre belge, Bart de Wever, a également réagi sur X, se disant « profondément touché » par cet « horrible accident ».
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a également pris la parole. Elle a confié sur le même réseau social avoir « le cœur brisé », assurant que « l’Europe pleure avec la Belgique ».
Article original publié sur BFMTV.com











