- Cinq ans d’inéligibilité ont été requis mardi dans le procès en appel de Marine Le Pen, qui se poursuit à Paris.
- Si la cour décide de ne pas empêcher la cheffe de file du RN de se présenter en 2027, c’est elle seule qui décidera si elle souhaite le faire, a affirmé le député Jean-Philippe Tanguy, invité de « Bonjour ! La Matinale de TF1 ».
Suivez la couverture complète
Procès en appel du RN : Marine Le Pen fixée sur son sort cet été
Le choix lui reviendra à la fin de ce chapitre judiciaire. Le parquet général a requis mardi une peine d’inéligibilité de cinq ans contre Marine Le Pen (nouvelle fenêtre), sans exécution provisoire, dans le procès en appel des assistants parlementaires du FN, l’ancien nom de son parti. Si la cour d’appel de Paris refuse de suivre ces demandes lors de son jugement qui sera rendu à l’été, en laissant la possibilité à la cheffe de file du RN de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, « c’est Marine Le Pen qui décidera »
si elle franchit le pas ou non, a réagi le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy, invité de « Bonjour ! La Matinale de TF1 ».
« Une élection, et cette élection en particulier, c’est un rapport entre Marine Le Pen et les Françaises et les Français. Et personne ne doit s’immiscer dans cette relation »
, a insisté le parlementaire RN dans la vidéo en tête d’article, soulignant « sa force de caractère et sa force d’âme »
. Quant au président du parti Jordan Bardella, il se pliera à cette décision (nouvelle fenêtre). « La réponse est dans cette affirmation évidente : Jordan Bardella, comme nous tous, s’est engagé en politique en suivant la personnalité et le programme de Marine »
, a ajouté le parlementaire.
« Elle n’a jamais rien caché », assure le député
Il a toutefois laissé entendre que même si aucune peine d’inéligibilité n’était retenue contre la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, toute autre condamnation (nouvelle fenêtre) pourrait peser sur son choix. « Il y a la question de pouvoir se présenter, c’est une chose, puis il y a vouloir se présenter. Marine Le Pen a toujours voulu pouvoir faire campagne dans des conditions normales (…) dans un rapport de vérité aussi avec les Français, elle n’a jamais rien caché »
, a déclaré Jean-Philippe Tanguy. Une campagne sous bracelet électronique (nouvelle fenêtre) pourrait-elle être exclue, par exemple ? « C’est elle qui le dira »
, a-t-il évacué, tout en saluant une « personnalité combattive »
.
La double finaliste des présidentielles de 2017 et 2022 avait prévenu qu’elle prendrait sa décision de candidater ou non une quatrième fois à la présidentielle dès la décision d’appel, sans attendre un éventuel pourvoi en cassation. Rien ne garantit toutefois que la cour d’appel lui permette de se lancer dans la course à l’Élysée (nouvelle fenêtre) : ses avocats vont devoir la convaincre de ramener les réquisitions à deux seules années d’inéligibilité, le quantum maximum pour pouvoir candidater, soit moins de moitié moins. « Une gageure »
, a soufflé l’avocat d’un autre prévenu à la sortie de l’audience mardi, selon l’AFP.
Jean-Philippe Tanguy a par ailleurs estimé qu’il n’y avait « pas vraiment de surprise »
après les réquisitions du parquet général mardi, se disant « sûr »
que « Marine Le Pen sera innocentée, avec nos amis »
. « Maintenant, la parole est à la défense »
, a-t-il ajouté, les plaidoiries commençant ce mercredi. « Nous verrons ce que pensent les juges en appel. »













