- Le gouvernement va-t-il prendre des mesures pour baisser les prix des carburants comme en Allemagne, en Espagne ou encore en Grèce ?
- Un décret en ce sens est en préparation mais suscite déjà une vive opposition des principaux distributeurs français.
- Les explications dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessous.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Le coût des carburants reste très élevé pour les automobilistes. Dans cette station de la région parisienne par exemple, le litre de sans-plomb s’élève à 1,99€. De quoi provoquer le ras-le-bol chez certains consommateurs. « Ça reste 2€ le litre, ça fait quand même très cher l’essence »,
confie l’un d’entre eux dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article.
Face à l’inquiétude des automobilistes, le gouvernement réfléchit désormais à encadrer les marges des distributeurs, pour qu’elles ne dépassent pas celles du début du conflit. Le 28 février, le litre de sans-plomb était à 1,71€, les marges des distributeurs entre 1 et 3 centimes. Le 10 avril, il atteint 1,99€ en moyenne sur tout le territoire. Même à ces prix-là, la marge devra toujours se situer entre 1 et 3 centimes, pas plus.
Or, le représentant des distributeurs estime avoir déjà fait suffisamment. « Ça veut dire que le prix d’achat va continuer à évoluer en fonction du marché, et c’est pour ça que je ne vois pas beaucoup de résultats à la pompe pour le consommateur »,
explique Christophe Grondin, responsable carburants auprès de l’hypermarché « Hyper U » de Challans en Vendée.
La mesure doit surtout permettre d’empêcher les abus. « Le but est de cibler certains acteurs qui n’ont pas été vertueux et qui discréditent leur secteur »,
précise un conseiller du gouvernement. Mais l’opposition des patrons des principaux distributeurs n’a pas tardé. Dans une lettre envoyée au Premier ministre et consultée ce mercredi 15 avril par l’AFP, ils demandent « le retrait » du projet gouvernemental. « Nous nous opposons avec la plus grande fermeté au projet de décret relatif à l’encadrement des prix de vente au détail des carburants. Ce texte est injuste, inapplicable et illégal »,
indiquent les dirigeants de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) dans leur courrier daté de mardi et signé par les dirigeants de Carrefour, Auchan, Intermarché, Leclerc et Coopérative U, soit les cinq premiers distributeurs français.
L’objectif visé est de limiter les hausses à venir, car le gouvernement est sous pression. L’Allemagne de son côté a réduit une taxe sur le carburant. Résultat : l’ économie à la pompe en moyenne atteint les 17 centimes par litre. Même chose en Italie, cette fois, baisse de 25 centimes par litre. L’Espagne a, elle, diminué la TVA, et espère gagner 30 centimes par litre en moyenne. À ce stade, le gouvernement n’a pas encore pris la décision de publier ce décret.











