Une opération escargot réunissant quelque 110 cars et 70 camions a débuté sur le périphérique parisien, ce lundi 30 mars. Cette opération, qui s’est élancée porte de Vincennes et est coordonnée par le syndicat OTRE (Organisation des Transporteurs Routiers Européens) Île-de-France, a pour objectif de protester contre la hausse des prix des carburants et demander une aide plus importante à l’État.
Plus tard dans la journée, le secrétaire général du syndicat, Bruce Aiglehoux, devrait rencontrer le préfet de la région pour porter ses revendications.
D’autres mobilisations sont déjà prévues cette semaine, notamment dans les Pays de la Loire, en Provence-Alpes-Côtes d’Azur, en Occitanie ou en Nouvelle-Aquitaine.
Une aide pas suffisante
Le secteur, gravement impacté par la guerre au Moyen-Orient, a d’ores et déjà reçu une aide du gouvernement. Ce vendredi, Roland Lescure, ministre de l’Économie, et Philippe Tabarot, ministre des Transports, ont annoncé injecter 50 millions d’euros pour le secteur du transport.
« L’enveloppe […] ne paraît pas à la hauteur de la gravité de la situation, des difficultés rencontrées par les professionnels concernés, ni des mesures qui avaient été prises en 2022 », assure le syndicat, dans un communiqué. « Si l’exécutif devait maintenir sa position en l’état, les conséquences pourraient être dramatiques. Le coût social et économique résultant des licenciements et des faillites risquerait, en effet, d’être bien supérieur au montant annoncé aujourd’hui », est-il également écrit.
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Si l’OTRE salue « une première étape », il assure qu’elle « ne saurait constituer, à elle seule, une réponse suffisante à la crise que traversent actuellement les professionnels du secteur ».
Enfin, le syndicat appelle le gouvernement à « prendre ses responsabilités ». En attendant, « la mobilisation des transporteurs sur l’ensemble du territoire ne peut qu’être maintenue », conclu-t-il.
Sur LCI, ce dimanche, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie, reconnaît que les premières aides prises par le gouvernement sont « ciblées vers ceux qui ont le plus de difficultés ». « Et on assume de cibler ces aides », a-t-elle assuré, précisant que l’exécutif adaptera « les réponses en fonction d’une situation qui évolue ».
Sur RTL, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a admis qu’un « certain nombre d’actions sont tolérées ». Cependant, « on ne peut pas tolérer les blocages qui mettent à mal, d’abord notre économie, et surtout la liberté d’aller et venir de nos concitoyens », a-t-il jugé.











