Alors que la colère agricole gronde à nouveau depuis mi-décembre 2025 en France et qu’une démonstration de force d’une coalition de près d’un millier d’agriculteurs européens a frappé les esprits à Bruxelles, le 18 décembre, la Commission européenne a décidé de donner des gages aux agriculteurs européens. L’enjeu : obtenir le soutien des Etats membres pour la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Une ratification qui pourrait avoir lieu lundi 12 janvier, après un vote vendredi 9 janvier.
A la veille d’une réunion des ministres de l’agriculture des Vingt-Sept, prévue mercredi, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a donc envoyé un courrier aux Etats membres et au Parlement européen proposant un déblocage anticipé de fonds alloués à l’agriculture. « Afin de garantir la disponibilité de ressources supplémentaires dès 2028 pour répondre aux besoins des agriculteurs et des communautés rurales, je propose que les Etats membres aient accès, lors de la soumission de leur plan initial, à un maximum des deux tiers du montant normalement disponible pour l’examen à mi-parcours », écrit-elle, avant d’ajouter : « Cela représente environ 45 milliards d’euros qui peuvent être mobilisés immédiatement pour soutenir les agriculteurs. » Dans cette lettre, elle souligne que le montant total attribué aux agriculteurs dans le cadre de la prochaine Politique agricole commune (PAC) serait fixé à 293,7 milliards d’euros.
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