Emmanuel Macron se rendra ce jeudi 27 novembre à Varces (Isère), où il devrait annoncer un « nouveau cadre pour servir au sein de nos armées » et répondre à l' »envie d’engagement » de la jeunesse. En somme, la réintroduction d’un nouveau service militaire volontaire.
Une volonté qui semble plébiscitée par une majorité de Français. Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi, près de trois sur quatre (73%) sont favorables au principe de sa création. Dans le détail, ils sont 22% à y être très favorables et 51% à y être favorables. À l’inverse, 9% des sondés sont très opposés à l’idée et 18% s’y opposent.
Les jeunes moins emballés que les plus âgés
Cette enquête montre également que les moins favorables à la mise en place d’un nouveau modèle de service militaire en France sont les 25-34 ans. Dans cette tranche d’âge, 60% y sont favorables et 40% y sont opposés. En comparaison, plus de huit personnes âgées de 65 ans et plus sur dix se disent d’accord avec l’idée.
Pendant la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait promis de rétablir un « service national obligatoire et universel ». Le 13 juillet dernier, il a introduit l’idée d’un service militaire volontaire, face à une Europe « mise en danger » par la « menace durable » de la Russie. Outre des « efforts sur notre réserve », il faut aussi « donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées », avait-il souligné.
Le chef de l’État a toutefois assuré ce mardi sur RTL qu’il ne s’agissait pas d' »envoyer nos jeunes en Ukraine ». « C’est pas du tout le sens de cette affaire », a-t-il insisté.
Quelques jours plus tôt, des propos du chef d’État-major Fabien Mandon avaient fait vivement réagir. Il avait affirmé que « si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque ». Dans le sondage Elabe publié ce mardi, 56% des Français jugent qu’il a eu tort de tenir ses propos et 44% qu’il a eu raison.
Une nouvelle forme
Selon les premières pistes envisagées, ce nouveau service militaire serait donc basé sur le volontariat, tant pour les hommes que pour les femmes. L’objectif serait de former 10.000 jeunes par an d’ici 2030 pour l’armée de terre, et 50.000 d’ici 2036. En 2023, pour les « séjours de cohésion », le SNU a concerné 40.000 personnes.
Ce service militaire volontaire durerait dix mois environ et serait, toujours selon les pistes envisagées, payé près de 1.000 euros par mois. Les volontaires seraient également nourris et logés. Pour éviter de « perdre » une année d’études, l’idée d’une indemnisation en crédits ECTS est également avancée.
Le service militaire a été obligatoire en France pendant près de deux siècles jusqu’à sa suppression en 1997 décidée par le président Jacques Chirac pour laisser place à une armée de métier.
Article original publié sur BFMTV.com










