- La facture moyenne par réparation auto est en hausse sur un an, alors que dans le même temps, le nombre de passages chez le garagiste est en légère baisse.
- Une équipe de TF1 se penche sur les raisons de cette évolution des tarifs et son impact sur les propriétaires de véhicule.
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Auto
« Dès qu’il y a un petit bruit sous la voiture, on prend tout de suite peur »,
souligne un conducteur dans le reportage du JT de TF1 ci-dessus. Et pour cause : réparer son véhicule coûte de plus en plus cher. La facture moyenne s’élevait déjà à 392 euros en 2024, elle grimpe encore à 403 euros en 2025, selon le baromètre Mobilians-Solware dévoilé en début de semaine. Dans le même temps, le nombre de passages chez le garagiste est en légère baisse, de 2,2%, avec désormais 41 entrées par semaine en moyenne dans les ateliers de mécanique.
Un autre conducteur interrogé face à notre caméra estime que « ce qu’il faut espérer, c’est qu’on n’aura pas de grosse casse, parce qu’on prolonge l’âge des voitures de plus en plus »
. C’est bien l’un des problèmes. À l’image du véhicule de cet homme, le vieillissement du parc automobile français s’accélère, avec une moyenne d’âge de 12,3 ans des automobiles en circulation fin décembre 2025, contre 11,9 ans fin 2024 sur les 42,5 millions de véhicules en circulation. Cet âge avancé s’élève même à 14 ans dans certains départements ruraux, précise le cabinet AAA Data. Et plus le kilométrage est élevé, plus vous risquez de devoir changer des pièces très chères.
Dans son garage Peugeot-Citroën situé à Peltre, en Moselle, Philippe Delanaux nous détaille les tarifs de ses réparations : en général, « au niveau du fab catalyseur, ça va de 1.000 euros à 2.000 euros. L’embrayage, c’est pareil, c’est 1.000 euros-2.000 euros. Donc ça va chiffrer tout de suite énormément »
.
« Des interventions plus techniques »
Les voitures vieillissent, et les nouveaux modèles contiennent plus d’électronique. C’est pour cela que les prix flambent, avec « des interventions plus techniques et l’évolution des besoins de réparation »
, souligne Mobilians. La moindre panne demande de réaliser un diagnostic qui coûte entre 20 et 200 euros en fonction du modèle
On essaie toujours de trouver une alternative
On essaie toujours de trouver une alternative
Elmostafa Balhag, gérant d’une boutique « Pièces auto »
Afin d’abaisser les coûts de réparations, certains clients préfèrent prendre les choses en main en réparant eux-mêmes leur véhicule. Ils se procurent des pièces détachées et réalisent de belles économies, comme cet automobiliste venu en magasin acheter ce qui lui manquait : « Ça va me coûter 2.000 euros. Et si je le fais moi-même, ça va me coûter 1.500 euros. J’ai 500 euros de bénéfices. »
Ce magasin « Pièces auto » de Woippy, en Moselle, voit de plus en plus de conducteurs venir s’approvisionner chez lui, alors qu’ici aussi les prix ont bondi de 85% en 10 ans. Elmostafa Balhag, le gérant, prend l’exemple d’un pièce autrefois vendue « entre 80 et 90 euros »
: « Là, aujourd’hui, on est à 120 euros »
.
Comment faire baisser la facture ? En optant pour des pièces d’occasion. « On essaie toujours de trouver une alternative »
, poursuit le gérant du magasin. Surtout qu’une loi oblige les garagistes à proposer ce type de pièces lors d’une réparation depuis 2017.













