Dans ses vœux aux Français pour l’année 2026, Emmanuel Macron s’est borné à un discours sans aspérités. Après huit années au pouvoir, l’usure de la parole présidentielle est une réalité qui s’impose, même à l’Elysée. La brièveté de l’allocution parle aussi d’elle-même : dix minutes à peine, une première depuis 2017.
Assis dans le salon des Ambassadeurs du Palais de l’Elysée, non loin d’un sapin de Noël et de quelques bougies allumés, le chef de l’Etat a consacré la première minute de son allocution à l’expression de sa compassion et de son soutien envers « ceux qui assurent la continuité de la nation ». Il s’est aussi placé du côté de ceux qui sont gagnés par les « doutes » et « les colères ». Comme une réponse à ses contempteurs qui l’accusent d’être déconnecté des difficultés des Français.
Emmanuel Macron a aussi voulu éviter deux écueils. Il n’a pas souhaité aborder son bilan après huit années au pouvoir, se refusant à donner l’impression que le macronisme se conjuguait déjà au passé. Il n’a pas non plus profité de ses vœux pour lancer de nouvelles initiatives dans un contexte d’instabilité politique sans précédent sous la Ve République. « Il est vraiment dans une situation inextricable. Son image est très, très abîmée et puis il y a l’effet fin de mandat : il est en train de sortir du jeu », commente une ministre du gouvernement de Sébastien Lecornu.
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