C’est un passe-temps peu onéreux, zéro déchet et bucolique : l’ornithologie. Ou, plus prosaïquement, l’observation des oiseaux.
“Longtemps perçue comme une activité réservée aux personnes plus âgées, l’observation des oiseaux connaît pourtant une hausse de popularité chez les jeunes depuis quelques années”, note le site canadien Urbania.
Mais alors pourquoi un tel engouement ?
“En Grande-Bretagne,
près de 750 000 membres
de la génération Z
pratiqueraient
l’observation d’oiseaux,
soit une hausse
de 1 088 % (oui, oui)
entre 2018 et 2026.”
Le site canadien Urbania
La première raison de ce succès : l’accessibilité. Nul besoin d’abonnement, d’équipement ou de dossards pour participer. Une paire de jumelles et une application pour reconnaître les espèces, et l’affaire est dans le sac !
Pas besoin non plus d’aller très loin : les oiseaux sont partout.
Un ibis blanc, surnommé “poulet des poubelles” en Australie, au Hyde Park de Sydney, en 2019. La plus grande ville d’Australie possède un superpouvoir rare : elle transforme les citadins en “hommes-oiseaux” et les oiseaux en citadins. . Photo David Gray/The New York Times
“Même dans des endroits qu’on sous-estime complètement : devant chez soi, dans le stationnement d’un centre commercial ou près d’une station de métro”, énumère Éloi, cité par le média canadien.
En dehors d’un réveil parfois matinal, observer les oiseaux ne nécessite pas non plus un effort physique particulièrement douloureux.
“Quand j’observe les oiseaux,
je ne pense à rien d’autre :
c’est un moment de paix
et une manière de reprendre
contact avec la nature
et avec moi-même.”
Jess Painter, 24 ans, membre du Conseil des jeunes
de la Société royale britannique pour la protection
des oiseaux, au site de la BBC
“Ça me fait penser à l’engouement pour le jeu ‘Pokémon Go’ pendant la pandémie. Tout le monde sortait, découvrait son quartier, marchait, prenait l’air…”, se souvient Eloi, cité par “Urbania”.. Photo Jordan Bergendahl/Pexels
Cet intérêt pour les oiseaux va aussi de pair avec le “retour à l’analogique” que semble vouloir opérer une partie de la Gen Z, en rejetant le numérique au profit de la culture du physique, et en cherchant à se reconnecter avec la nature.
“Dans une époque où
notre attention est
constamment fragmentée,
il y a quelque chose
de presque méditatif
dans le fait de rester
immobile un moment
pour écouter les sons
autour de soi.”
Le site canadien Urbania
Selon Amir Khan, médecin, animateur et président de la Société royale pour la protection des oiseaux (RSPB) cité par la BBC, “écouter le chant des oiseaux, en particulier quand ils chantent en chœur à l’aube, moment de la journée où il est le plus sonore et le plus beau, favorise la production de sérotonine et nous fait nous sentir bien”.
[…] Lire la suite sur Courrier international











