- Après plusieurs jours d’accalmie, les frappes ont repris ce mercredi au Moyen-Orient.
- Au moins dix membres d’une coalition de paramilitaires irakiens pro-iraniens ont été tués dans une attaque conjointe des États-Unis et de l’Arabie saoudite.
- Les Gardiens de la Révolution ont eux annoncé avoir frappé et arrêté trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz.
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Moyen-Orient : une pause dans les hostilités entre l’Iran et les États-Unis
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L’accalmie n’aura pas duré (nouvelle fenêtre). Les frappes ont repris dans la nuit de mardi à mercredi 29 juillet au Moyen-Orient, avec une attaque conjointe menée par les États-Unis et l’Arabie saoudite contre des milices pro-iraniennes en Irak. « Des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d’armement terroristes dans l’est de l’Irak »
, a annoncé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), avertissant l’Iran et ses groupes alliés de cesser leurs attaques sous peine d’une nouvelle riposte.
Résultat : au moins vingt personnes ont été tuées, dont certains membres du Hachd al-Chaabi, ont indiqué à l’AFP deux sources au sein de cette ex-coalition de paramilitaires irakiens pro-iraniens aujourd’hui intégrée à l’armée. Les frappes ont visé des positions « à travers plusieurs provinces »
, mais la plus meurtrière a touché celle de Ninive, dans le nord du pays, a précisé un responsable, indiquant que le bilan allait probablement augmenter. Le ministère de la Défense d’Arabie saoudite a confirmé ces frappes contre « des milices terroristes loyales à l’Iran »
, accusées d’avoir tenté d’attaquer par drones des installations pétrolières (nouvelle fenêtre) dans l’est du royaume.
Le détroit d’Ormuz toujours verrouillé par l’Iran
Le Centcom, qui dirige les opérations militaires américaines au Moyen-Orient, affirme par ailleurs avoir « intercepté avec succès »
des missiles tirés par l’Iran « dans le cadre d’une tentative d’attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient »
sans préciser où. De son côté, l’armée jordanienne a déclaré elle aussi avoir abattu cinq missiles iraniens « visant le territoire du royaume »
.
Des affirmations que Téhéran n’a pas confirmées dans l’immédiat. Les Gardiens de la Révolution ont en revanche annoncé, selon l’agence Tasnim, avoir frappé et arrêté trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz, de nouveau verrouillé par l’Iran depuis la reprise des hostilités début juillet.
Ce regain de violences intervient au lendemain d’une rencontre très attendue à Washington : celle de Donald Trump et Benjamin Netanyahou, leur première depuis le déclenchement de la guerre, le 28 février, par une offensive lancée conjointement contre Téhéran. « J’ai eu une très bonne réunion ! »
, s’est contenté d’écrire le président américain sur Truth Social, quand le Premier ministre israélien évoquait de son côté « la meilleure des conversations »
.
L’entretien à huis clos, d’environ une heure et demie et sans aucun échange avec la presse, ne dissipe pourtant pas l’impression de divergences entre les deux hommes. Israël n’a d’ailleurs pas pris part à la dernière vague d’affrontements entre Washington et Téhéran il y a quelques semaines, ni à celle de cette nuit.











