Comme souvent, la fin de l’année 2025 est endeuillée par la mort de plusieurs femmes. Dans le huis clos des fêtes et des congés, moment propice à l’exacerbation des violences conjugales et intrafamiliales, des passages à l’acte pouvant être qualifiés de féminicides se sont produits ces derniers jours. Le dernier exemple en date est survenu à Mont-de-Marsan, lors de la nuit de Noël. Le corps d’Isabelle A., 44 ans, qui faisait l’objet d’une procédure de disparition inquiétante ou suspecte depuis le petit matin du 25 décembre, a été retrouvé enterré dans le jardin de son ex-conjoint.
Interpellé jeudi 1er janvier, le suspect a avoué « avoir causé la mort de son ex-compagne après la soirée du réveillon de Noël et avoir dissimulé son corps », explique la procureure de la République de Mont-de-Marsan, Alexa Dubourg. Agé de 41 ans, l’homme avait déjà été condamné dix fois pour des délits routiers et des atteintes aux biens, mais jamais pour des atteintes aux personnes. Des témoins entendus par les enquêteurs ont affirmé qu’Isabelle A. s’était plainte de violences conjugales ces derniers mois, et s’était séparée de son conjoint au printemps 2025. Faute d’argent, elle aurait cependant continué d’être hébergée chez lui, prise dans un quotidien marqué par les disputes et la consommation d’alcool.
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