mardi, avril 28

Les données de Tess (pour Transiting Exoplanet Survey Satellite) recèlent de surprises. Lancé en 2018 pour traquer les planètes situées en dehors du Système solaire, ce télescope spatial a déjà permis d’en repérer 750 dont l’existence est confirmée.

Mais leur nombre serait nettement plus élevé. Pour identifier des exoplanètes potentielles, les astronomes s’appuient sur la méthode dite “du transit”, qui consiste à détecter la baisse de luminosité associée au passage d’une planète devant son étoile.

En combinant les images et en réanalysant les données de la première année de Tess, une équipe de chercheurs a pu identifier des étoiles moins brillantes – soit parce qu’elles sont de plus petite taille, soit parce qu’elles sont très éloignées de la Terre – que celles qu’il était possible d’identifier auparavant. Ce travail, décrit dans un article qui n’est pas encore passé par un comité de lecture mais disponible sur la plateforme arXiv, a dévoilé 11 554 potentielles exoplanètes.

Des “Jupiter chaudes”

Parmi elles, 10 091 n’avaient jamais été repérées lors de précédentes quêtes. “Jamais les chercheurs n’en avaient découvert autant en une seule fois”, relève New Scientist. La majeure partie de ces planètes seraient des “Jupiter chaudes”, des géantes gazeuses orbitant tout près de leur soleil, pour lesquelles Tess est particulièrement adapté.

Mais toutes ces nouvelles planètes n’en sont peut-être pas. Une confirmation par d’autres télescopes est nécessaire. “Je dirais que 5 000 au maximum sont de véritables planètes”, précise au magazine britannique le premier auteur de l’étude, Joshua Roth, de l’université de Princeton, avant d’ajouter qu’il est fort possible qu’elles ne soient que 3 000.

Plus on aura de preuves de l’existence de mondes lointains, plus on pourra en tirer des informations sur notre Univers, sur la façon dont les planètes se forment, par exemple. “En quoi sont-elles différentes ? À quel genre de Jupiter une étoile donne-t-elle naissance selon sa nature ? Autant de questions qu’un large échantillon permet de se poser”, indique Jessie Christiansen, de l’Institut des sciences des exoplanètes de la Nasa, qui n’a pas participé à l’étude. Elle se réjouit : “Cela faisait longtemps que j’attendais de pouvoir lire des articles comme celui-ci”.

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