- Le chef de l’État français a accordé une interview à RTL mardi, avant une nouvelle réunion de la « coalition des volontaires ».
- « Nous ne voulons pas une paix qui soit une capitulation », a affirmé Emmanuel Macron, appelant à ne pas se montrer « faible » face à la « menace » de la Russie.
- Le président de la République a également assuré, à propos du nouveau service national, qu’il ne s’agit pas d' »envoyer nos jeunes en Ukraine ».
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Ukraine : 4ᵉ année de guerre
« Il n’y a qu’une personne qui ne veut pas la paix, c’est la Russie »
, a réaffirmé Emmanuel Macron sur RTL mardi 25 novembre, en amont d’une nouvelle réunion en visioconférence de la « coalition des volontaires ». Si le président de la République estime que le dernier plan proposé par les États-Unis « va dans le bon sens »
, certains points « méritent d’être discutés, négociés, améliorés »
selon lui, alors que des négociations se sont tenues ces derniers jours à Genève (Suisse) entre responsables ukrainiens et américains. « Nous voulons une paix, mais nous ne voulons pas une paix qui soit une capitulation »
, a martelé Emmanuel Macron au terme de sa tournée en Afrique.
Avec cette nouvelle version du plan, moins favorable à la Russie – qui l’a d’ailleurs rejetée -, les Européens ont souhaité remettre l’Ukraine au cœur des discussions. « Personne ne peut dire à la place des Ukrainiens quelles concessions territoriales, ils sont prêts à faire »
, a déclaré le chef de l’État français.
Les Européens auront le dernier mot sur les actifs russes gelés en Europe
Emmanuel Macron a également répondu à Donald Trump sur les avoirs russes gelés, que le président américain propose d’investir dans des projets menés par les États-Unis pour reconstruire l’Ukraine. « Les Européens sont les seuls qui ont à dire, parce que ça fait partie du plan, ce qu’on fera avec les actifs russes gelés qui sont détenus par les Européens »
, a-t-il également répliqué sur RTL.
Le président français a reconnu qu’« on est monté d’un cran dans la conflictualité avec la Russie ces dernières années »
, admettant une « confrontation »
sous la forme de « guerres hybrides »
menées en Europe, y compris en France. « Nous devons montrer que nous ne sommes pas faibles avec la puissance qui nous menace le plus »
, a déclaré Emmanuel Macron, citant les multiples provocations de Moscou autour du nucléaire, des actions cyber sur les hôpitaux et les systèmes d’information, ou encore « par l’immigration, par les drones et la guerre en Ukraine »
.
Il faut supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu’on va envoyer nos jeunes en Ukraine
Il faut supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu’on va envoyer nos jeunes en Ukraine
Emmanuel Macron sur RTL
Interrogé ensuite sur le déploiement de militaires français en Ukraine, le président français a rappelé la position européenne sur le sujet. « La première chose qui protègera l’Ukraine, ce sera sa propre armée »
, a défendu Emmanuel Macron, qui appelle à ne pas limiter la capacité de l’armée ukrainienne comme le demande la Russie. Il a également indiqué qu’une fois « la paix signée »
, des soldats européens seront déployés « loin de la zone de front »
, en tant que forces de réassurance parmi les garanties de sécurité.
Enfin, sur le nouveau service national, Emmanuel Macron a assuré qu’« il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu’on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n’est pas du tout le sens de cette affaire. »
Sans fournir plus de précisions, le chef de l’État a annoncé « la transformation du service national universel vers une nouvelle forme »
, qu’il devrait dévoiler jeudi sur un site de l’armée de terre à Varces (Isère).










