En 1983, se souvient Philippe Manœuvre, les médias s’étaient ébahis du retour de Tina Turner, qui, à 44 ans, devenait la plus âgée des rock stars à faire un come-back. « Alors, imaginez, monter pour la première fois sur scène à 71 ans, si ça, c’est pas de l’exceptionnel ! », s’esclaffe le journaliste en introduction d’Un enfant du rock raconte, son premier spectacle, donné le 1er décembre au Théâtre de l’Œuvre, à Paris. Avant de partir en tournée, lui qui en a tant suivi.
S’il s’agit de sa première performance « live », on connaît depuis un moment les talents de showman de celui dont le surnom, « Philman », s’affiche sur l’image occupant le fond de scène. On pouvait percevoir ses aptitudes dès la seconde moitié des années 1970, dans les reportages et chroniques que le jeune homme, né en 1954, publiait dans le mensuel Rock & Folk. En cousin du journalisme gonzo à l’américaine, Manœuvre se mettait en scène avec les musiciens en revendiquant mauvaise foi et subjectivité. Avec une drôlerie et un enthousiasme de fan qui lui étaient propres.
« L’appel » des guitares
Un humour et une énergie de ludion qui allaient faire de lui un personnage public, en duo avec Jean-Pierre Dionnet, dans « Les Enfants du rock », émission de télévision phare des années 1980, lancée sur Antenne 2 (actuelle France 2) par Pierre Lescure. Son bagou rebondissant ensuite dans le jury de « La Nouvelle Star » (M6), ou parmi « Les Grosses Têtes » (RTL).
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