Depuis le 1er janvier, les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), souvent désignées comme « polluants éternels » en raison de leur persistance dans l’environnement, sont interdites en France dans les vêtements, chaussures, cosmétiques et farts pour les skis. En outre, la recherche dans l’eau potable de 20 de ces molécules est désormais rendue obligatoire dans l’Union européenne – la France a ajouté à cette liste l’acide trifluoroacétique (TFA), le plus répandu des PFAS. Des travaux suédois publiés dans l’édition de décembre 2025 de la revue Environmental Research illustrent l’importance de surveiller l’exposition des populations à ces substances, et les associent à une augmentation du risque de morbidité et de mortalité cardio-vasculaires.
Coordonnés par Yiyi Xu et Ying Li, professeures d’épidémiologie et de biostatistique à l’université de Göteborg (Suède), ces travaux concluent à une élévation de 10 % à 28 %, selon les affections, du risque de certaines maladies (accidents vasculaires cérébraux et infarctus du myocarde) chez les personnes ayant reçu une eau du robinet fortement contaminée, par rapport à ceux ayant reçu une eau faiblement polluée. La mortalité par maladie cardio-vasculaire est, elle, augmentée d’environ 15 %.
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