- Un quartier entier de la commune de Bidur, au Népal, a été rayé de la carte, ravagé par le torrent de boue de ce mercredi 26 août.
- Près de 2.500 personnes restent portées disparues dans le pays.
- Sur place, les équipes de TF1 ont recueilli les témoignages des habitants consternés.
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Népal : une crue dévastatrice fait des centaines de morts et de disparus
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Le bilan continue d’augmenter. Au Népal et au Tibet, la crue dévastatrice qui a englouti toute une vallée ce mercredi 26 août a fait près de 600 morts, et quelque 2.500 personnes sont portées disparues. Sur place, les sinistrés cherchent désespérément à retrouver leurs proches.
Au nord-ouest de la capitale, un quartier entier de la ville de Bidur a été rayé de la carte. Sur place, la journaliste de TF1 décrit les dégâts : « Sur la gauche, les restes de maisons qui ont été complètement balayées par l’eau et par la boue, on voit une chaise, quelques débris
« . Juste à côté, un camion est à la verticale, l’avant entièrement planté dans la boue. La force du courant l’a retourné.
Plus loin, le bas d’un immeuble est enseveli sous des tonnes de boue, les fenêtres des premier et deuxième étages ont explosé sous la puissance du courant. Il y a encore quelques jours, c’était encore la banque du quartier. Juste à côté se trouve le service des eaux. La boue a enterré le bâtiment presque jusqu’au premier étage.
Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je vois. Tellement de personnes sont mortes.
Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je vois. Tellement de personnes sont mortes.
Un médecin népalais interrogé par TF1
Trois engins de chantier sont à l’œuvre. « Notre préoccupation, c’est de reconnecter la route à la commune voisine, parce que là-bas, beaucoup de personnes sont piégées, sont peut-être malades, donc il faut pouvoir leur apporter de l’aide sanitaire
« , explique un ouvrier, gilet jaune sur les épaules et casque sur la tête.
En prenant de la hauteur, la perspective est hallucinante. Autour de la rivière, un paysage de désolation s’étend jusqu’aux collines arborées. Autour de la rivière, les maisons, ou ce qu’il en reste, émergent à peine de la boue. Un médecin, venu aider les victimes, découvre aussi l’horizon dévasté. « Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je vois. Tellement de personnes sont mortes
« , confie-t-il dans le reportage en tête de cet article.
Combien de personnes sont encore portées disparues ici ? La commune a placardé des listes où figurent les noms de toutes les personnes retrouvées. Bonne nouvelle pour une dame, Senzu, le fils de son ami est en vie. « Je cherche le nom Akastaman, je l’ai trouvé, c’est le numéro 221
« , assure-t-elle devant les tableaux affichés par la ville.
D’autres n’ont pas eu la chance de retrouver leurs êtres chers en vie. En pleurs, une femme dévastée peine à tenir encore debout. Son mari est toujours introuvable.
C’est aussi le cas du fils de Talagasada. Même à la nuit tombée, le père de famille continue de chercher le jeune homme de 18 ans qui travaillait dans la vallée au moment de l’inondation. « Dans ma famille, on est 12 et personne n’a de nouvelles de mon fils. Toute ma famille ne fait que pleurer, mais on a encore de l’espoir
« , affirme-t-il au micro de TF1.
L’espoir des familles persiste, mais les travaux et les recherches sont, eux, interrompus pour la nuit. Ils reprendront dès samedi 29 août, au matin.
La rédaction de TF1info | Reportage : Lise CLOIX, Quentin TRIGODET

