jeudi, septembre 10

  • Vous disposez d’un équipement de chauffage au gaz ou au fioul très onéreux mais vous désirez moins consommer tout en préservant la planète.
  • Vous pouvez changer votre chaudière par une pompe à chaleur en gardant votre installation existante.
  • Explications.

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Installer une pompe à chaleur air/air en copropriété n’a rien d’une sinécure. Si ce système peut s’installer partout, il faut prévoir des faux plafonds et des locaux techniques pour placer les gaines. Les modules extérieurs peuvent changer l’aspect extérieur de l’immeuble et il faut les placer sur des balcons ou des terrasses privées pour éviter toute déclaration en mairie. Le système air/eau, quant à lui, se sert des radiateurs à eau alimentés par des combustibles fossiles.

La pompe à chaleur aérothermique, destinée aux radiateurs raccordés à une chaudière centrale, utilise un circuit fermé. Des évaporateurs captent les calories de l’air extérieur pour vaporiser le fluide frigorigène. Le compresseur monte ensuite ce gaz en pression et en température. Un condenseur (ou échangeur thermique) reçoit ce gaz chaud, cède sa chaleur au circuit de chauffage ou d’eau chaude sanitaire, ce qui fait repasser le fluide à l’état liquide. À l’extérieur du logement, une unité sert de ventilation. Elle intègre l’évaporateur et le compresseur. Ce système fonctionne aussi bien pour une petite copropriété de cinquante logements maximum que pour une maison individuelle. Il réduit les factures d’énergie, améliore le confort thermique du bâtiment et le diagnostic de performance énergétique. D’après Effy (nouvelle fenêtre), entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique des logements, les gains de chauffage peuvent aller jusqu’à 50%. 

Avant de vous lancer, il faut réaliser une analyse thermique de l’immeuble ou de la maison. Elle permet de constater les pertes d’énergie au sein de votre logement et elle détermine la puissance requise de votre pompe à chaleur pour assurer votre confort. N’oubliez pas que la pompe à chaleur a besoin d’une bonne isolation pour éviter les déperditions de chaleur. Un logement mal isolé nécessite plus de puissance de chauffage.

Vérifier la compatibilité des radiateurs

Ce système ne fonctionne pas avec les radiateurs électriques. En revanche, il s’adapte bien aux radiateurs à eau. Il se jumelle parfaitement avec ceux en acier ou aluminium : ces matières sont  capables de chauffer plus rapidement et s’adaptent mieux aux variations de température. Les vieux radiateurs en fonte, omniprésents dans les logements anciens, disposent d’une forte inertie thermique. 

Ils conservent bien la chaleur mais nécessitent une température d’eau plus élevée. Il faudra opter pour une pompe à chaleur à haute température, capable de produire de l’eau jusqu’à 90°C, là où une moyenne température oscille entre 35 et 55, voire 65°C. Si vous disposez d’une bonne isolation, d’un climat clément (bord de mer notamment) et des radiateurs en acier ou aluminium, cette dernière suffit. Par comparaison, une chaudière classique aux énergies fossiles évolue entre 60 et 80 °C.

Attention, le prix d’une pompe à chaleur air-eau grimpe davantage que celle à double flux d’air. L’Ademe évalue son coût global entre 90 et 130 euros TTC par m². Selon le fournisseur Engie, il oscille entre 7.500 et 11.000 euros (nouvelle fenêtre) hors frais d’installation ou d’entretien et sans production d’eau chaude sanitaire. L’entretien reste également plus couteux : avec le temps, de la boue peut s’accumuler dans les radiateurs et les canalisations. 

Cela réduit la circulation de l’eau et diminue l’efficacité du chauffage. Il faut réaliser régulièrement un désembouage pour rétablir la performance du système et améliorer sa durée de vie. Notez que pour vous aider à financer ce projet, l’État vous met à disposition plusieurs aides en fonction de vos ressources : MaPrimeRénov’, CEE, aides des collectivités locales, etc.

Geoffrey LOPES

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