Dans une salle aux larges baies vitrées, au rez-de-chaussée d’un bâtiment de l’université de Lausanne (UNIL), en Suisse, règne une atmosphère mêlée de solennité et d’enthousiasme. A la tribune, Benoît Frund, vice-recteur chargé de la transition écologique et du campus, confesse son émotion. « On nous regarde, vous allez faire œuvre pionnière. » Plus lyrique, il ose un : « J’espère qu’un grand mouvement se lance. » Son collègue Renaud Du Pasquier, doyen de la faculté de biologie et de médecine (FBM), poursuit dans la même veine : « A vous de jouer, je vous envie », dit-il au parterre de 70 jeunes chercheurs, médecins ou employés administratifs de la FBM.
Tiré au sort, ce panel représente les 4 000 personnes travaillant au sein de la faculté, dans leur diversité de genres, de fonctions et d’entités. La FBM compte, outre les centres de recherche, un CHU, un hôpital ophtalmologique et un centre de médecine générale et de santé publique (Unisanté). Ces volontaires sont réunis pour entamer une petite révolution dans le monde académique. Rien de moins que « faire du campus un laboratoire vivant de la transition écologique et sociale », selon les mots de M. Frund. Ou rendre la recherche durable, selon l’intitulé de ces assises, lancées le 20 novembre 2025, dont la première des cinq sessions de travail a commencé sous le soleil de ce 26 janvier.
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