Alors que l’attention de la diplomatie internationale est concentrée sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran, la France et le Royaume-Uni préparent déjà l’après. Tandis que les discussions se poursuivent avec plus ou moins de facilités autour des conditions d’une reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, Paris et Londres ont élaboré une opération qui sera lancée en cas d’aboutissement des pourparlers.
Selon les informations révélées par Bloomberg et confirmées par BFMTV, cette mission vise à sécuriser de nouveau cette voie maritime stratégique dans laquelle la circulation des navires est fortement perturbée depuis le déclenchement des affrontements fin février dernier.
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Pour Emmanuel Macron, il s’agit là d’une « mission neutre, bien distincte des belligérants », et Keir Starmer assure que plusieurs pays sont prêts à participer à une force à la fois « pacifique et défensive ».
Si plusieurs aspects de cette opération franco-britannique de déminage sont conditionnés à la signature d’un accord, certains détails ont été rendus publics. On vous explique.
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Quel sera l’objectif de la mission ?
L’enjeu principal est de permettre aux navires de circuler à nouveau dans le détroit d’Ormuz, en toute sécurité.
Les travaux engagés ces derniers mois par les responsables militaires visaient à préparer les modalités concrètes d’une sécurisation de cette voie maritime.
Les discussions ont porté sur le déminage de la zone, mais aussi sur les moyens d’accompagner les navires commerciaux amenés à emprunter le passage.
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Qui va diriger l’opération ?
D’après BFMTV, la conduite opérationnelle de la mission reviendra à un responsable militaire français. Le centre de coordination sera quant à lui installé au Royaume-Uni, sur la base de Northwood, près de Londres.
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Quand sera lancée la mission ?
Les préparatifs sont terminés, mais les forces appelées à participer à l’opération ne doivent pas être immédiatement déployées.
Le lancement de la mission repose sur l’entrée en vigueur (et non seulement la signature) d’un accord entre les États-Unis et l’Iran permettant la reprise du trafic commercial dans le détroit.
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Qui sont les pays participants ?
Le projet dépasse largement le cadre franco-britannique. Selon les informations de Bloomberg, une quinzaine d’États a déjà fait part de sa volonté de contribuer à l’opération par la mise à disposition de moyens humains et matériels. Des besoins subsistent cependant, et notamment des navires de soutien.
Tous les participants ne rejoindront pas nécessairement le dispositif au même moment : une partie des contributions pourrait intervenir dans une seconde phase, une fois le déminage effectué, afin d’accompagner la reprise progressive de la navigation commerciale.
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