À huit mois de l’élection présidentielle, les passes d’armes se multiplient déjà dans le monde politique. Après celle, ce samedi, entre Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe sur Mayotte, place cette fois à une joute verbale entre le leader de La France insoumise et Laurent Nuñez.
Le ministre de l’Intérieur a estimé dimanche que les préfets n’avaient « pas de leçons d’impartialité à recevoir » après que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des « procès » intentés par des préfets à l’encontre de députés LFI.
« Nous voulons un État impartial où des préfets sont priés de retourner dans leurs bureaux et de cesser de faire des procès aux députés Insoumis devant lesquels, comme devant n’importe quel député, ils doivent faire un salut militaire réglementaire », a réclamé dimanche matin le chef de file des Insoumis.
L’année dernière, le préfet du Val-d’Oise Philippe Court et Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris, avaient porté plainte contre deux députés Insoumis, Aurélien Taché et Aly Diouara, pour avoir affirmé que « la police tue ». De quoi faire réclamer au candidat à l’élection présidentielle « un État impartial, où du préfet au guichet, nul n’est jugé sur son appartenance politique supposée, son adresse ou sa couleur de peau ».
Le ministre de l’Intérieur a réagi dimanche après-midi, sur X: « Les préfets n’ont pas de leçons d’impartialité à recevoir. Serviteurs de l’État, garants dans les territoires des intérêts nationaux, du respect des lois et des principes de notre Constitution, ils agissent chaque jour avec neutralité et dans le seul but de garantir l’intérêt général ».
L’Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur (ACPHFMI) avait annoncé à l’été 2025 déposer plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour des « menaces ». Dans un communiqué, elle assurait que « la confiance des autorités de la République n’a jamais fait défaut aux préfets, pas plus que l’estime de nos concitoyens. Nulle outrance verbale ne les détournera de leur devoir ».
Article original publié sur BFMTV.com

