- Le « comptage national des oiseaux des jardins » revient pour une nouvelle édition.
- Tout au long du week-end, tous les Français sont invités à prendre une heure pour compter les oiseaux à leur fenêtre ou dans un parc.
Et si vous passiez une partie de votre week-end… à compter des oiseaux ? Ces 24 et 25 janvier, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent l’ensemble des Français à se joindre au « comptage national des oiseaux des jardins »
. Pour quantifier la raréfaction des espèces et aider à la mise en place de mesures de protection, ils demandent (nouvelle fenêtre) à tous les volontaires de « consacrer une heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin »
.
Comment y participer ? Rien de plus simple. « Pas besoin d’être un ornithologue de grande dimension »
, rassure Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, interrogé sur LCI (voir vidéo en tête de cet article). « Nous avons des petites fiches qui permettent d’identifier les oiseaux du jardin les plus communs, il y en a une quinzaine. »
41% des espèces voient leurs populations diminuer
Une fois les connaissances acquises, « pendant une heure, vous comptez le nombre d’oiseaux les plus nombreux vus à un moment donné »
, poursuit-il. « Vous prenez par exemple le moment où vous avez vu le plus grand nombre de mésanges »
à un endroit précis. « Vous envoyez les résultats (sur le site
oiseauxdesjardins.fr
(nouvelle fenêtre), ndlr), et cela nous donne un indicateur assez fiable pour évaluer l’état des populations et les oiseaux les plus présents. »
L’an dernier, près de 600.000 données ont été collectées lors des différentes opérations de comptage – dont 171.000 sur le seul dernier week-end de janvier -, soit 23% de plus qu’en 2024. Depuis 2012, année de mise en place de ces opérations, plus de six millions de données ont ainsi été rassemblées, par plus de 100.000 observateurs.
Ce qui permet de parvenir à une triste conclusion : 41% des espèces d’oiseaux des parcs et jardins ont vu leurs populations diminuer entre 2012 et 2022. En cause ? La baisse des populations d’insectes, liée notamment aux pesticides, qui diminue les sources de nourriture des oiseaux, influant sur leur survie ou leur reproduction. Par ailleurs, l’urbanisation et la disparition des haies entraînent la raréfaction des sites de nidification et de refuge.











