Sur Parcoursup, elles sont légion : près de 14 000 licences universitaires sont proposées sur un total de 25 000 formations. Mais, parmi les quelque 900 000 candidats qui vont formuler leurs vœux entre le 19 janvier et le 12 mars sur la plateforme d’affectation dans l’enseignement supérieur, ceux qui viseront une première année à l’université n’auront pas la garantie d’y accéder. Du moins pas partout ni dans toutes les disciplines.
En juillet 2025, à l’issue de la procédure, plus de 103 000 candidats sur 868 000 – pour moitié des néobacheliers, n’avaient reçu aucune proposition d’admission. Dans la foulée, 4 000 d’entre eux avaient saisi la commission d’accès à l’enseignement supérieur de leur académie pour recevoir de l’aide afin de trouver une place à la rentrée.
Comment expliquer un si grand nombre de ratés lors de la transition du lycée vers l’enseignement supérieur, notamment vers les universités qui sont réputées « non sélectives » ? A y regarder de plus près, une palette de situations se présente, et elle est des plus nuancées, comme le montrent les données de la session Parcoursup 2024 compilées pour Le Monde par Nagui Bechichi, économiste de l’éducation rattaché à l’Institut des politiques publiques, cofondateur de l’outil en ligne gratuit SupTracker.
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