L’ouverture des inscriptions sur Parcoursup est aussi l’occasion de découvrir l’évolution de la carte des formations. En 2026, plusieurs cursus nouvellement créés viennent démocratiser l’accès à certaines filières tout en multipliant les débouchés pour les futurs étudiants.
A l’université PSL, un International Bachelor of Science in AI
Bonne nouvelle pour les passionnés d’intelligence artificielle (IA) : plus besoin d’attendre le master pour se spécialiser dans ce domaine de l’informatique. Alors que le gouvernement souhaite accroître l’offre nationale de formation dans ce secteur, le paysage se reconfigure et l’IA investit les bachelors. A la rentrée 2025, la School of AI de l’université Paris Sciences et lettres (PSL) a accueilli 27 étudiants, sélectionnés parmi 468 dossiers, dans son International Bachelor of Science in AI. Cette formation en trois ans, qui donne le grade de licence, est entièrement dispensée en anglais. Les droits d’inscription sont progressifs en fonction des revenus des familles, et plafonnés à 14 900 euros pour les plus hauts revenus.
Le cursus s’adresse à des bacheliers disposant de résultats académiques solides, en mathématiques notamment. Et d’un appétit pour les études : « L’IA reste un domaine dans lequel les entreprises embauchent plutôt à niveau master, voire doctorat », précise Isabelle Ryl, conseillère IA auprès du président de l’université PSL et directrice du Paris Artificial Intelligence Research Institute. La promotion est très internationale – seuls cinq étudiants de la cohorte actuelle ont obtenu leur bac en France. Les effectifs ont vocation à augmenter, jusqu’à atteindre 150 élèves par promotion en 2030.
Si le bachelor comporte une dimension technique « assez poussée », on y trouve également des cours d’ouverture comme l’économie, le droit appliqué à la tech, l’éthique et la philosophie de l’IA. De quoi attirer davantage de femmes dans le cursus, espère Isabelle Ryl : « Pour l’instant, elles ne représentent que 26 % des effectifs, c’est déjà mieux que le ratio moyen en sciences dures, mais on espère mieux faire. L’ouverture de la technologie aux sujets de société permet généralement de féminiser les promotions. »
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