Avec ce nouveau film, sorti dans les salles françaises cette semaine, Annemarie Jacir remonte à la matrice du conflit israélo-palestinien : l’occupation britannique.
Nous sommes en 1936 ; la Déclaration Balfour, écrite en 1917 par le secrétaire d’État aux affaires étrangères du Royaume-Uni, a promis aux Juifs fuyant l’Europe un « foyer national », et les Palestiniens se voient brutalement expulsés de leurs terres par les nouveaux arrivants.
Le film suit Yusuf, jeune paysan pris dans la tourmente, face à l’arsenal répressif mis en place par les colons britanniques : checkpoints, quadrillage militaire, collaboration forcée, destruction de villages.
Palestine 36 a été rattrapé par l’histoire. Prévu en octobre 2023, le tournage est interrompu par la guerre à Gaza et relocalisé en Jordanie. Primé à Toronto, candidat palestinien aux Oscars, le film arrive en salles porté par son message et sa nécessité historique. Il s’agit de montrer qu’entre 1936 et 2025, le système n’a pas changé : seul l’occupant a changé de drapeau.













