Dès le 31 octobre, deux jours après le passage dévastateur de l’ouragan Melissa à la Jamaïque, la file d’embarquement pour le vol vers Kingston à l’aéroport de Gatwick (Londres) raconte déjà la forte mobilisation de la diaspora jamaïcaine. Oreilles collées aux smartphones pour avoir des nouvelles de « la maison », de « la famille », on se repasse les images du désastre qui a fait au moins 32 morts dans l’île (et 76 dans les Caraïbes). Originaire de St Elizabeth, la paroisse la plus touchée, Monyque Weston reste alors sans nouvelles de sa mère. Ni une ni deux, elle achète son billet et pose des congés. « Ce qui se passe est effrayant. Nous nous devons d’être au rendez-vous », répète-t-elle en boucle. Un leitmotiv qui se vérifie de par le monde.
Dans le sillage de la dévastation de l’île caribéenne, tous les Jamaïcains de l’étranger semblent s’être spontanément mis en ordre de marche, avec, en figures de proue, des grands noms de la musique ou du sport, mais aussi une foule d’anonymes à pied d’œuvre, pour cette île où ils sont nés.
Deux jours tout juste après le passage ravageur de l’ouragan Melissa sur la Jamaïque, le 28 octobre, le chanteur jamaïco-américain Shaggy a lancé le mouvement avec deux livraisons de produits de base dans la paroisse de St Elizabeth, par jet privé de Miami. Depuis, il continue ses livraisons dans la région de Black River.
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