Dans les rues du 6e arrondissement de Lyon, ce 16 janvier, beaucoup ignorent que le réseau cuivre pour les services téléphoniques et l’Internet ADSL sera définitivement coupé mardi 27 janvier. Mais ce n’est pas le cas de Monique (qui a préférer garder l’anonymat) : cette octogénaire, qui possède un smartphone et un ordinateur, est passée à la fibre optique « il y a bien deux ans », dès qu’elle a appris que sa ligne ADSL était condamnée. Satisfaite de sa connexion Internet chez Orange, cette retraitée de l’enseignement déplore toutefois les « 109 euros » demandés par l’opérateur pour son option d’aide à la mise en route, avec un technicien, de la box et du décodeur TV. « Cela devrait être gratuit, fustige-t-elle, ils ne devraient pas faire payer quoi que ce soit. »
C’est la première fois que le réseau cuivre − déployé dans les années 1960 pour le téléphone, avant d’être réutilisé, quarante ans plus tard, pour apporter Internet par l’ADSL − s’éteint dans un arrondissement de la capitale des Gaules. Cette opération illustre la montée en charge du vaste chantier de fermeture de cette gigantesque toile de câbles, qui connecte 44 millions de logements et entreprises dans tout le pays.
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