La diplomatie russe a accusé mardi 24 août les candidats à la présidentielle française de 2027 d’agiter la perspective d’une « menace russe » pour faire campagne, en rejetant les allégations d’ingérence formulées par les autorités françaises.
Une série d’opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, ont visé plusieurs candidats à la présidentielle ces derniers mois, selon le gouvernement français. Elles semblent avoir eu peu d’impact en termes de partage sur les réseaux.
La Russie « rejette fermement ces allégations infondées et dépourvues de preuve », a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. Ces accusations « ne nous surprennent pas du tout », a-t-elle dit.
« Nous voyons que pour de nombreux candidats, la course à la présidence implique, comme un élément de programme obligatoire, de faire des déclarations retentissantes sur la lutte contre la ‘menace russe’ et le soutien au régime de Kiev », a poursuivi la porte-parole.
Alertes de Viginum
Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences étrangères numériques en France, a fait part la semaine dernière de nouvelles opérations liées à des réseaux prorusses visant le candidat et ancien Premier ministre Gabriel Attal.
Au total, depuis le début du mois d’août, au moins quatre opérations de désinformation ont visé ce candidat du parti Renaissance, qui a déjà déposé plainte.
Ces opérations informationnelles sont imputées au mode opératoire prorusse baptisé Matriochka, actif depuis 2023, qui s’appuie sur la publication de faux contenus diffusés et amplifiés de manière coordonnée sur les réseaux sociaux.
D’autres candidats auraient également été ciblés, comme Raphaël Glucksmann ou un autre ex-Premier ministre, Edouard Philippe.
Tous trois ont affiché leur soutien à l’Ukraine face à l’offensive russe d’ampleur lancée en 2022, comme la plupart des personnalités politiques françaises.
Article original publié sur BFMTV.com

