mardi, août 25

  • De nombreux établissements de plage sont menacés par l’érosion côtière et la montée des eaux.
  • Des opérations sont même menées par la préfecture pour réquisitionner leur matériel.
  • « Ils ont décidé ça sur un coup de tête », « C’est une injustice ! », dénoncent les gérants.

Les gérants des établissements de plage n’ont pas passé l’été le plus serein de leur carrière. Conséquence du changement climatique, leur affaire est mise en péril par l’érosion côtière et la montée des eaux. À La Ciotat, cela a conduit la préfecture des Bouches-du-Rhône à réévaluer le trait de côte l’été dernier.

Evelyne Lelieur, restauratrice, a été sommée de stopper son activité, alors qu’elle loue plus de 300 transats et parasols. Le 25 juin, les autorités ont saisi tout son matériel (voir la vidéo en tête de cet article). « On n’a pas été prévenus. Un matin, on a vu arriver 60 personnes devant la plage », se souvient l’intéressée. Elle a depuis retrouvé ses installations mais occupe donc illégalement l’espace public : « C’est le seul moyen de pouvoir communiquer sur l’injustice qu’on subit ».

Mourad Bouzaiane, sur la plage de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), à 150 km de là, a connu la même histoire. « J’ai mis mon âme, j’ai mis mes tripes dans ces affaires. J’emploie 18 salariés. Et aujourd’hui, parce qu’ils l’ont décidé comme ça sur un coup de tête, c’est ‘Monsieur, rendez-nous les clés et partez’ ? », lâche-t-il.

Mais l’érosion côtière touche tout le littoral français. La préfecture des Alpes-Maritimes a fini par trancher : la plage doit être libérée de tout équipement et de tout aménagement dans les deux prochains jours.

Emilien DECELLE

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