- C’est une des conséquences de la chaleur : dans les Hautes-Pyrénées, les habitants d’un lotissement font face à une invasion de punaises de colza.
- Ces insectes sont inoffensifs, mais aucune solution n’existe pour s’en débarrasser.
- Une prolifération qui inquiète, comme l’a constaté le JT de TF1.
Suivez la couverture complète
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Elles se comptent par milliers et peut-être même par millions. À Orleix (Hautes-Pyrénées), les habitants d’un quartier pavillonnaire ont un nouveau colocataire dont ils se seraient bien passés. Depuis plusieurs jours, des dizaines de maisons sont envahies par des punaises de colza. Comme celle de Caroline Poirier. Elle témoigne dans le reportage en tête de cet article.
« On a tout nettoyé ce matin, mais on voit encore les restes des bêtes d’hier sur tout le contour de la baie vitrée. Et ça, c’est tous les jours »,
montre-t-elle.
Malgré le scotch, l’huisserie ne doit pas être complètement hermétique et la bestiole est rentrée.
Malgré le scotch, l’huisserie ne doit pas être complètement hermétique et la bestiole est rentrée.
Marlène Goubier, habitante d’Orleix
Ces insectes se faufilent partout, sur les façades, les coins de fenêtres et les carrelages, de quoi gâcher la vie de Caroline. « Sur les murs, les gamelles des animaux, donc les animaux ne peuvent plus avoir de gamelles dehors. Le soir, c’est un tapis noir »,
constate-t-elle.
Malgré la chaleur, il est donc impossible d’ouvrir les fenêtres pour aérer. Il faut rester calfeutré. Et quand elle doit ouvrir la porte, Caroline utilise les moyens du bord. « On fait d’abord un coup de soufflette et après je peux rentrer chez moi. Mais je n’ai pas envie de rentrer chez moi le soir, parce que je sais que je vais devoir faire une heure, une heure et demie de ménage, souffler, aspirer, passer du savon noir, des huiles essentielles. Nous avons à peu près tout essayé »,
assure-t-elle.
Ces punaises de colza proviennent des champs voisins. « Tout le champ a été récolté il y a à peu près un mois »
, précise Caroline. Après les moissons, elles se sont dirigées vers les habitations pour s’abriter. Et même si elles sont inoffensives, ce sont aujourd’hui une cinquantaine d’habitants dans l’angoisse, surtout quand les insectes s’invitent à l’intérieur.
Marlène Goubier est dans ce cas. « On a tout calfeutré. Malgré le scotch, l’huisserie ne doit pas être complètement hermétique et la bestiole est rentrée. On ne sait plus quoi faire. Si encore, on nous apportait des solutions. On nous dit d’attendre que les températures descendent. Mais, en fait, on ne peut pas attendre jusqu’à cet hiver. Ce n’est pas possible. On ne tiendra pas sur la durée »
, dénonce-t-elle.
Il n’y a aucune solution, car à ce stade, aucun insecticide ne s’est révélé efficace contre le petit insecte. Et les alternatives, comme l’irrigation pour noyer les larves, sont aujourd’hui interdites en raison de la sécheresse.
« On est plus que jamais livrés à nous-mêmes et démunis face à cette invasion. C’est toute la difficulté que nous rencontrons aujourd’hui avec l’ensemble des élus. Tout laisse penser que le réchauffement climatique et la succession de canicules ont accéléré ce phénomène-là »,
pointe Guillaume Rossic, le maire d’Orleix.
Un phénomène qui pourrait donc devenir de plus en plus régulier. Des punaises ont d’ailleurs été observées cet été dans d’autres départements, comme le Morbihan, la Vendée ou encore le Maine-et-Loire.
V. F | Reportage TF1 : Kylian PREVOST et Jean-Vincent FOURNIS











