dimanche, avril 26

  • L’Ukraine commémore la pire catastrophe nucléaire civile de l’histoire, survenue le 26 avril 1986.
  • 40 ans après, la centrale de Tchernobyl reste d’une actualité brûlante, avec un conflit armé qui la fragilise.
  • Une équipe de TF1 a pu entrer dans la centrale, près du sarcophage qui protège encore le réacteur.

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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année

La menace nucléaire est toujours présente. Régulièrement survolée par les drones russes, l’arche de confinement de Tchernobyl est gravement endommagée depuis une explosion en février 2025. Un drone tiré par la Russie, selon l’Ukraine, a percé ce jour-là la structure achevée six ans plus tôt pour empêcher toute fuite radioactive provenant du réacteur. 

Après trois semaines d’incendie, 340 impacts ont été recensés. Sur toute la zone marquée en rouge, que l’on peut voir dans la vidéo ci-dessus, l’arche est fragilisée. Il faudrait 500 millions d’euros, et un arrêt complet de la guerre pour la réparer. « À cause de la guerre, on ne peut pas faire les travaux de réparation. Il y a une pénurie de main-d’œuvre. La guerre continue, des drones et des missiles russes sont toujours tirés au-dessus de Tchernobyl », décrit au micro de TF1 Shaun Burnie, de Greenpeace Ukraine. 

« Taux de radioactivité important »

Heureusement, à l’intérieur, le premier sarcophage est intact. Mis en place après la catastrophe de 1986, la structure âgée aujourd’hui de 40 ans reste fragile, instable, et scrutée 24 heures sur 24 par les employés ukrainiens de la centrale. Il y a quelques semaines, l’une de nos équipes a pu se rendre sur place. Après un contrôle de radiation, l’envoyée spéciale de TF1-LCI a pu constater que le risque est aujourd’hui stabilisé. « Ici, le taux de radioactivité est important. On ne doit pas rester plus de 5 minutes et surtout ne rien toucher, ne pas poser le moindre objet au sol« , montre Claire Cambier dans le reportage en tête de cet article. 

En avril 1986, après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, ce sarcophage avait été construit au-dessus de l’uranium en fusion en 200 jours à peine. Sa durée de vie théorique étant de 20 ans, des travaux sont plus qu’urgents, et le directeur actuel de la centrale met en garde contre une nouvelle catastrophe mondiale. « À l’intérieur se trouvent plus de 500 tonnes de combustibles, composés notamment d’uranium fondu et de plutonium. Ces matériaux ont une durée de vie radioactive de 10 à 20.000 ans », rappelle Sergiy Tarakanov. 

La Russie, elle, nie être à l’origine de l’attaque de drones l’année dernière. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) rappelle qu’une frappe de missiles, même à 200 mètres du réacteur, pourrait provoquer une nouvelle catastrophe mondiale.

La rédaction de TF1info | Reportage : Benoît CHRISTAL, Claire CAMBIER et Camille SOUHAUT

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