La famille d’un Français de 35 ans détenu depuis environ un an pour une raison inconnue au Venezuela appelle l’État à faire « ce qu’il faut pour le sortir de là », a expliqué vendredi son frère à l’AFP.
Julien Février, originaire de Toulouse, est détenu dans la prison Rodeo 1 à environ 40 km de Caracas, où était également enfermé un autre Français, Camilo Castro, libéré en novembre.
« Ce que j’espère, c’est que l’État fasse ce qu’il faut pour le faire sortir de là. Compte tenu du contexte politique vénézuélien, on ne comprend pas pourquoi il est toujours là-bas », affirme Nicolas Février, son frère aîné.
Sollicité par l’Agence France-presse (AFP, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure vendredi de s’exprimer sur cette situation.
« La dernière fois que nous l’avons eu au téléphone, c’était au mois de mai, c’est ma mère qui l’avait eu », a raconté Nicolas Février.
« Depuis, on ne l’a pas eu en direct, les nouvelles qu’on a de lui proviennent simplement de ses anciens co-détenus qui eux ont été libérés et ont eu la gentillesse de nous appeler, comme Camilo Castro qui dès qu’il a mis un pied sur le sol français a appelé ma mère », poursuit Nicolas Février.
« Ce qu’il vit doit être terrible »
En s’exprimant dans les médias, dans les colonnes de Libération puis avec l’AFP, le frère de Julien Février espère faire parvenir un message: « qu’il sache qu’on est là, qu’on se bat, qu’on ne l’abandonne pas et que cela lui redonne du baume au coeur car ce qu’il vit doit être terrible ».
Dans un entretien à l’AFP, Camilo Castro a décrit un séjour très douloureux dans la prison Rodeo 1, ponctué d’humiliations nocturnes, d’insultes ou de « faux procès » destinés à « casser » les détenus.
Julien Février est selon les témoignages de ses anciens co-détenus que son frère a pu recueillir « psychologiquement très affecté ». Paysagiste de formation, il était amateur de voyages et féru d’Amérique Latine.
Il a également été condamné en France, mais a purgé sa peine, indique par ailleurs son frère qui affirme avoir été tout récemment recontacté par le Quai d’Orsay pour un rendez-vous dans les jours qui viennent.
Article original publié sur BFMTV.com












