- Deux saisonniers se sont filmés jeudi en train de vandaliser une statue de la Vierge en Corse.
- Les mis en cause, âgés de 21 et de 24 ans, ont reçu l’ordre de quitter l’île et seront jugés en novembre.
- En Corse, la colère des habitants ne faiblit pas après cet acte.
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Le 20H
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L’affaire a soulevé un vent d’indignation sur l’île de Beauté. Il était 3h du matin, jeudi 1er octobre, lorsque deux hommes se sont filmés devant une statue de la Vierge, sur un rond-point de Porto-Vecchio. L’un d’eux, suspendu à la statue, mimait un acte sexuel en proférant des insultes sexistes et sexuelles.
Les deux hommes, saisonniers employés dans l’hôtellerie-restauration, ont été interpellés sept heures après avoir publié la vidéo de leurs agissements sur les réseaux sociaux. Pour les Corses, c’est un affront. « On n’accepte pas ça, nous »
, lance une habitante de l’île, tandis qu’une autre affirme : « C’est une statue, d’accord, mais ce n’est pas un amusement. »
Les suspects hués à l’aéroport
Un hommage a été rendu au chevet de la statue, qui a été détruite. Une veillée funèbre a également été organisée devant la gendarmerie. Comme on peut le voir dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article, des Corses ont même porté des cercueils en bois au nom des deux suspects.
Les deux saisonniers, âgés de 21 et de 24 ans, ont été placés sous contrôle judiciaire avec une obligation de quitter la Corse au plus vite. Mais à l’aéroport, ils ont été reconnus et hués. Le commandant de bord a alors refusé de les embarquer, pour des raisons de sécurité.
Les deux hommes sont donc retournés à Ajaccio, où ils devaient être hébergés à l’hôtel Campo Dell’Oro. Lequel a, à son tour, refusé de les accueillir. « L’hôtel Campo Dell’Oro n’a à aucun moment accepté, en connaissance de cause, d’héberger ces personnes débris de l’humanité »
, a déclaré l’établissement.
La convocation au tribunal reportée
La paroisse, elle, appelle au pardon. « Ces personnes, il faut prier pour leur conversion, mais à la fois, il faut aussi dire au peuple corse que notre île n’est pas à l’abri des faux pas »
, souligne l’abbé Frédéric Constant, vicaire général du diocèse d’Ajaccio, au micro de TF1.
La convocation au tribunal des deux suspects a été reportée au 16 novembre, dans l’espoir d’un climat plus serein. « Ce temps de convocation doit permettre aussi à chacun de faire la part des choses et de mesurer les réactions à cet événement »
, explique Fanny Floquet, procureure de la République d’Ajaccio. Les jeunes hommes ont-ils pu quitter la Corse ? L’information semble être, ce samedi soir, le secret le mieux gardé de l’île.
La rédaction de TF1info | Reportage : Florence DE JUVIGNY et Philippe PELLETIER



