- Les graffitis sauvages sont le fléau des communes qui dépensent beaucoup d’argent pour lutter contre leur prolifération.
- Exemple à Nantes où s’est rendu le JT de TF1.
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Le 13H
Plusieurs fois par jour, les techniciens de la brigade anti-graffitis de Nantes (Loire-Atlantique) interviennent sur des murs, des trottoirs ou du mobilier urbain. Avec leur jet puissant, les tags ne résistent pas longtemps. « Si c’est du béton, on va intervenir en hydro-gommage avec une poudre assez fine. Si c’est sur de l’acier, comme sur des tôles de bardage, on va intervenir avec un produit chimique »
, explique Florian Bigot, responsable du service, dans le reportage en tête de cet article.
On a retiré 112.000 m² de graffitis au cours de l’année 2025.
On a retiré 112.000 m² de graffitis au cours de l’année 2025.
Eric Bouchet, responsable de la propreté urbaine
Afin de lutter contre la hausse du nombre de tags, la ville a augmenté les effectifs de sa brigade. Elle compte désormais 20 agents contre 13 auparavant. Pour un résultat payant. « On a retiré 112.000 m² de graffitis au cours de l’année 2025. Si on veut comparer, on était à 97.000 m² sur l’année 2024 »
, précise Eric Bouchet, responsable de la propreté urbaine. Tous les ans, Nantes consacre deux millions d’euros pour effacer les graffitis qui prospèrent, notamment dans le quartier historique de la cathédrale.
Une situation qui exaspère certains commerçants. « Il y en a sur les façades des commerces, sur les poubelles, sur les cabanes de chantier pour les travaux en cours, sur les portes d’immeubles, il y en a partout en fait. On est un peu encerclés de tags »
, déplore ainsi Stéphane Corre, fromager, dont la devanture a déjà été taguée à plusieurs reprises. À chaque fois, les motifs sont effacés, mais il se sent impuissant. « C’est triste quand le matin, on arrive à 8h au boulot, et qu’on voit que tout le quartier a été tagué. Ça ne donne pas l’image d’un quartier qui soit joli, qui soit propre. C’est vrai que ça fait un peu sale »
, estime-t-il.
La métropole de Nantes porte plainte dès lors qu’un tagueur est interpellé. L’an passé, trois personnes ont été arrêtées. Dans les rues, la présence des tags divise. « Pour nous, en tant que passants, ce n’est pas très joli. On ne comprend pas forcément la signification »,
souligne une jeune femme. Une retraitée trouve, en revanche, qu’il y a « de beaux tags »
. « Après, c’est comme tout. Il y a des choses qui ne sont pas intéressantes, qui polluent »,
ajoute-t-elle. Et cela entraîne des frais pour les municipalités. À Angers, en juin 2025, un tagueur, responsable de plus de 300 tags, a été arrêté. La ville lui a adressé les frais du nettoyage : une facture de 152.000 euros.













