- Certains constructeurs décident désormais de ne plus installer de radio dans leurs voitures.
- « Ça leur permet de proposer un prix d’appel avec un équipement en moins », justifie un concessionnaire.
- Une très mauvaise nouvelle, en revanche, pour les médias radiophoniques.
Les lecteurs CD ont déjà disparu peu à peu des voitures. Les radios sont en train de subir le même sort. Leur installation n’est en tout cas plus une obligation pour les constructeurs. « Maintenant, on a les radios intégrées dans les écrans tactiles. Ça leur permet de proposer un prix d’appel avec un équipement en moins »
, justifie Jérôme Sirgue, directeur d’une concession à Mérignac (Gironde).
Une tendance qui porte un gros coup de massue aux médias et aux stations de radio, alors que les écoutes en voiture représentent près d’un tiers des audiences – la tranche de 18 à 20 heures, lors de la sortie des bureaux, en représente 70%. Sur LCI, Franck Lanoux, ancien directeur de stations, se veut rassurant. « On est en train de vivre une mutation, mais il ne faudrait pas enterrer la radio trop vite. 85% des Français l’écoutaient tous les jours, aujourd’hui on est plutôt à 66%. Ça reste quand même un média dominant. »
Catherine André, journaliste économie LCI, voit pourtant « le manque à gagner à la clé, un manque d’auditeurs et un manque de recettes publicitaires. C’est un marché absolument stratégique »
. Et les radios ne veulent pas se priver de ces auditeurs. Elles lancent un appel en France et en Europe pour demander l’installation obligatoire d’un récepteur FM dans les voitures.
Plus d’informations dans la vidéo en tête de cet article.

