Depuis le XVIIIᵉ siècle, il veille en silence au cœur d’un petit village du pays d’Auge. Drapé de pierre de Caen et ceint d’un parc arboré, le « petit château », comme on l’a toujours appelé dans ce coin du Calvados, semble figé dans une élégance d’un autre temps. Mais, derrière le fronton sculpté d’armoiries, point de dorures ni de faste. A la place, un joyeux chaos de chantier… et Trévor, un golden retriever à la robe crème, gardien placide d’un royaume en rénovation.
« Il nous reste à faire le hall, le salon-salle à manger, tout le premier étage et les combles », énumère Audrey Fouqué, en salopette de travail, zigzaguant entre outils et sacs de plâtre. En quelques minutes, la visite de cette demeure de 280 mètres carrés suffit à mesurer l’ampleur du chantier : murs décrépits, peinture au plomb, papiers peints défraîchis, fils électriques pendants, sanitaires rudimentaires.
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