- Depuis une semaine, plusieurs feux ravagent la Gironde ainsi qu’une partie des Landes.
- La zone, hautement touristique, devait accueillir de nombreux vacanciers.
- Comment faire si vous ne pouvez plus vous rendre sur les lieux, ou si votre location se situe en zone sinistrée ?
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Une saison qui s’annonce compliquée. Les incendies qui touchent la Gironde ont sévi au moment où la haute saison bat son plein dans la région, avec un afflux de nombreux touristes. Face au sinistre, Véronique Nugier, comme de nombreux autres vacanciers, a dû annuler son séjour prévu dans une maison au bord de la mer, au Cap-Ferret. La famille avait déboursé 1.750 euros et n’a aucune garantie de remboursement.
« On espère que le propriétaire comprendra la situation, surtout du fait que nous ne puissions accéder à notre séjour »,
explique la mère de famille dans la vidéo en tête de cet article. Changement de plan, ils partiront à la montagne chez des amis où ils seront hébergés gracieusement. Ces vacanciers que nous avons rencontrés ne sont pas les seuls à annuler. Dans un camping de Gironde, on recense 5 désistements sur 30 réservations cette semaine.
On peut vous accueillir, il y a les parcs d’attractions qui sont ouverts, les restaurants qui sont ouverts, on peut faire pas mal de choses
On peut vous accueillir, il y a les parcs d’attractions qui sont ouverts, les restaurants qui sont ouverts, on peut faire pas mal de choses
Lionel Pujade, président du syndicat de l’hôtellerie de plein air en Gironde
« J’ai des gens qui me disent qu’ils souhaitent partir ailleurs, qu’ils n’ont pas forcément les finances et qu’ils aimeraient bien être remboursés. Le problème, c’est que si je rembourse tout le monde… On est déjà dans une situation dans le Médoc en termes de tourisme qui était compliquée, déjà avant qu’il y ait le feu »
, explique David Adorni, gérant d’un camping trois étoiles à Carcans. « Là, aujourd’hui, c’est le coup de poignard pour nous »
, renchérit-il.
La préfecture demande aux vacanciers de ne pas venir tant que l’incendie n’est pas fixé. Les professionnels, eux, ne comprennent pas cette recommandation, jugée trop radicale. « Aujourd’hui vous allez avoir des difficultés pour venir, mais sur le sud bassin, entre le Teich jusqu’à la dune du Pilat, il n’y a rien, on n’a pas de fumée, on n’a pas d’odeur. On peut vous accueillir, il y a les parcs d’attractions qui sont ouverts, les restaurants qui sont ouverts, on peut faire pas mal de choses »
, assure Lionel Pujade, président du syndicat de l’hôtellerie de plein air en Gironde.
Mais alors que dit la loi ? Deux cas de figure : dans les zones interdites d’accès par la préfecture, un remboursement intégral est prévu. En revanche, pour les zones où l’accès est autorisé, pas d’obligation de remboursement. Dans ce cas, il faut être attentif au contrat de location. « Chaque consommateur doit regarder ses conditions générales de vente et voir s’il n’y a pas une petite clause qui permettrait d’obtenir un remboursement, voire, s’il n’y a pas de clause, solliciter un geste commercial »
, glisse maître Emma Leoty, avocate au barreau de Paris. En Nouvelle-Aquitaine, le tourisme estival représente 6 milliards d’euros, soit la moitié du chiffre d’affaires annuel du secteur.











