Flora Malan n’utilise jamais d’intrants pour cultiver son jardin, à Saint-Agil, petite commune du Loir-et-Cher. Alors quand elle a appris que les pommes qu’elle et sa famille mangent en grande quantité étaient contaminées par un pesticide, elle a ressenti « de la colère et de l’impuissance ». Les niveaux de prosulfocarbe détectés dans ses fruits sont 35 fois plus élevés que la limite maximale de résidus (LMR) tolérée par les autorités sanitaires pour la commercialisation d’une denrée. « Je suis en colère car on essaie de manger les produits bio de notre jardin pour préserver la santé de nos enfants [de 10 et 13 ans] et au final on leur a donné des pommes empoisonnées pendant des années, témoigne-t-elle. Je me sens vraiment impuissante quand je vois tous les cancers autour de nous dans les campagnes. Qu’est-ce qu’on peut faire pour protéger nos enfants ? Déménager ? »
Flora Malan a participé à une campagne de prélèvements organisée par le Groupement des agriculteurs biologiques du Loir-et-Cher (Gablec 41). Publiés jeudi 22 janvier, les résultats dont Le Monde a pris connaissance révèlent une contamination de potagers et de vergers de particuliers par l’herbicide.
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