- L’astronaute français Thomas Pesquet et son compatriote Arnaud Prost partiront dans l’espace pour une mission au sein de l’ISS en 2027.
- Une « nouvelle opportunité de maximiser le retour scientifique » de cette station, a salué l’ancien commandant de bord de l’appareil auprès de l’AFP.
- Il espère aussi que cette expérience lui permettra d’ajouter une « corde à son arc », dans l’espoir de participer à de futures missions sur la Lune.
Il n’a pas hésité à « saisir »
la proposition. L’astronaute français Thomas Pesquet (nouvelle fenêtre) a salué, mardi 2 juin, auprès de l’AFP l’« opportunité »
de repartir en 2027 pour la troisième fois dans l’espace, dans le cadre d’une mission scientifique au sein de la station spatiale internationale. Tout en gardant en tête « la Lune »
pour « le long terme »
.
Aux côtés de l’astronaute Arnaud Prost, il partira dans l’espace l’an prochain (nouvelle fenêtre) dans le cadre d’un accord signé entre la France et l’entreprise spatiale américaine Vast, annoncé lundi 1ᵉʳ juin par Emmanuel Macron. Les deux Français participeront à des missions différentes, mais qui dureront toutes les deux « approximativement deux semaines »
, a précisé l’entreprise californienne Vast, dans un communiqué. « Ce qui est super intéressant, c’est que ça permet aussi d’envoyer dans l’espace Arnaud Prost »
, a confié Thomas Pesquet.
Un marchepied vers la Lune ?
« Cette mission s’est présentée, on a choisi de la saisir »
, a-t-il ajouté, précisant que « les missions vers la Station spatiale, c’est toujours de la recherche »
. « Les besoins continuent à exister. Ces missions un petit peu plus courtes sont une nouvelle opportunité de maximiser le retour scientifique de la Station spatiale »
internationale
(ISS), dont la fin est programmée pour 2030, a fait valoir l’astronaute de 48 ans, qui a déjà effectué deux missions au sein de cette station (nouvelle fenêtre). Il a même été le premier Français commandant de bord de l’appareil.
Pour l’astronaute tricolore, cette nouvelle mission pourrait aussi le rapprocher un peu plus d’une expédition rêvée vers l’astre lunaire. « Pour moi, le but à long terme, c’est la mission Artemis vers la Lune »
, a-t-il confié. Fin novembre 2025, l’Agence spatiale européenne avait en effet annoncé que trois astronautes européens allaient participer aux prochaines missions Artemis (nouvelle fenêtre), dont l’objectif est de retourner sur la Lune avant 2030 : un Allemand, un Italien et un Français. Thomas Pesquet figure évidemment parmi les candidats potentiels français (nouvelle fenêtre).
Pour lui, ce troisième envol en 2027 lui permettra ainsi d’ajouter une « corde à son arc »
. Il devrait devenir à cette occasion le premier commandant non-américain d’un vaisseau américain. « La toute première opportunité, je pense, pour la Lune, ce sera en 2029. Et donc, avoir une mission mi-2027 n’a absolument pas d’impact »
négatif, a-t-il souligné.











