Les Etats-Unis ont mené, vendredi 23 janvier, une nouvelle frappe dans le Pacifique contre un bateau de trafiquants de drogue présumés, tuant deux personnes. « Les services de renseignement ont confirmé que le navire empruntait des routes utilisées pour le trafic de drogue dans l’est du Pacifique et qu’il était impliqué dans des opérations de narcotrafic », a déclaré dans un message publié sur X le Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes.
Les Etats-Unis ont mené depuis septembre dernier une trentaine de frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, faisant plus de 110 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. Il s’agit de la première frappe de ce type, connue, de l’année. Les garde-côtes américains recherchent une troisième personne ayant survécu à la frappe, selon le Southcom.
« Renforcer la coopération régionale »
L’administration du président américain Donald Trump n’a jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic. La légalité de cette campagne, qui vise officiellement des cartels alimentant le trafic de drogue aux Etats-Unis, suscite un vif débat dans le monde et dans le milieu politique américain. Des experts et des responsables de l’ONU ont ainsi dénoncé des exécutions extrajudiciaires.
« Nous voulons un continent dont les gouvernements coopèrent avec nous contre les narcoterroristes, les cartels et autres organisations criminelles internationales » a déclaré le Pentagone, vendredi, dans un communiqué annonçant que « les hauts représentants militaires de 34 pays se réuniront afin de parvenir à une compréhension commune des priorités en matière de sécurité et de renforcer la coopération régionale » mi-février, lors d’une « conférence des chefs d’état-major du continent américain ».















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