Un mineur de 17 ans a « fini par reconnaître » avoir été au volant de la voiture qui a mortellement percuté mardi matin à Nîmes un enfant de huit ans sur le chemin de l’école, a indiqué jeudi soir la procureure de la ville.
Alors qu’il traversait une avenue sur un passage pour piétons, le jeune Salaheddine avait été « percuté très violemment » par une Audi de location qui circulait « à très vive allure » et qui « prenait immédiatement la fuite », avait expliqué mardi la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, lors d’une conférence de presse.
L’enfant avait été transféré au centre hospitalier mais n’avait pas survécu à ses blessures.
Son décès a suscité une vive émotion dans la ville, et notamment dans son quartier de Pissevin, en proie depuis des années à une guerre de territoire pour le contrôle de points de deal. C’est à quelques centaines de mètres du lieu de l’accident qu’un enfant de 10 ans, Fayed, avait été tué d’une balle perdue en août 2023.
Le conducteur présumé, un Nîmois de 17 ans dépourvu du permis de conduire et déjà connu de la justice pour infraction à la législation sur les stupéfiants, avait été interpellé le jour même.
En garde à vue, il a « fini par reconnaître avoir été au volant au moment des faits ayant engendré le décès », a expliqué jeudi soir Mme Gensac dans un communiqué.
Déféré dans la journée devant le magistrat instructeur, le jeune homme a été mis en examen du chef « d’homicide routier aggravé, conduite sans permis et délit de fuite » et placé en détention provisoire.
Des analyses sanguines réalisées en laboratoire ont révélé qu’il avait « consommé des stupéfiants dans la nuit précédant les faits », contrairement à ce que laissaient penser les premiers contrôles, selon la procureure.
La magistrate a aussi indiqué qu’un autre jeune de 17 ans avait été interpellé et qu’il avait reconnu avoir été passager de l’Audi mardi matin, après l’avoir conduite la nuit précédente.
Mis en examen du chef de « conduite sans permis », il a été placé sous contrôle judiciaire. Le jeune homme est témoin assisté pour les faits de complicité d’homicide.
Cinq autres personnes, interpellées alors qu’elles cherchaient à récupérer la voiture de location, ont été mises hors de cause et libérées à l’issue de leur garde à vue, selon le communiqué.
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