mercredi, mai 20

Avec notre correspondante à Lagos, Harmony Pondy Nyaga

Nouvelles frappes aériennes dans le nord-est du Nigeria lundi et 175 combattants du groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) « éliminés sur le champ de bataille », a précisé l’armée nigériane dans un communiqué mardi. En plus d’Abu Bilal al-Minuki, désigné par Abuja et Washington comme le numéro 2 du groupe État islamique, plusieurs autres cadres, notamment en charge de la propagande ou de la supervision d’attaques, ont été tués au cours du week-end dernier, rapportent les militaires nigérians.

Selon Dagvin Anderson, le commandant de l’Africom, « Les Nigérians ont joué un rôle déterminant au cours des derniers mois : ils ont identifié la cible, nous ont aidés à recueillir des renseignements et nous ont apporté leur soutien pour mener à bien cette mission », a-t-il déclaré dans une adresse au congrès américain mardi.

Depuis près de six mois, Washington et Abuja ont renforcé leur coopération dans la lutte anti-terroriste avec un appui matériel, mais aussi l’envoi de 100 à 200 soldats américains au Nigeria. Les États-Unis avaient mené, le jour de Noël, de premières frappes aériennes visant, selon elle, des jihadistes du groupe local Lakurawa dans l’État de Sokoto, au nord-ouest du pays.

Ce même groupe est accusé d’avoir tendu le week-end dernier une embuscade dans cette zone, près de la frontière avec le Niger, et d’avoir tué au moins 7 soldats nigérians.

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