samedi, septembre 5

Elle a finalement été éclipsée par un scandale touchant Reform UK mais la venue de Jordan Bardella devait être « le gros moment » de la convention du parti de Nigel Farage vendredi à Birmingham, commente une tribune du Times. L’auteur n’est à l’évidence fan ni du Français, ni du parti britannique de Nigel Farage. Il décrit « l’impeccablement coiffé Bardella » comme « la nouvelle pin-up de l’extrême droite européenne » et « le nouveau meilleur copain » de Farage, se moquant de son accent. Les deux hommes ont signé « un document géant et ne voulant absolument rien dire », raille encore la tribune. En l’occurrence, un texte dans lequel le Rassemblement national s’engage, s’il arrive au pouvoir, à récupérer les sans-papiers à bord des embarcations interceptées sur la Manche.

The Independent a pris cette « nouvelle Entente cordiale » – l’expression de Farage, plus au sérieux. Le quotidien rappelle que le RN domine les sondages pour la présidentielle de 2027 et cite « la star montante de l’extrême droite française » qui a déclaré à la foule que « nous devons mettre un fin à ces itinéraires mortels, nous devons mettre fin au modèle des passeurs et ensemble, nous devons reprendre le contrôle de nos frontières ». Des propos accueillis par un « Viva le France » (sic) dans le public, rapporte The Independent.

« L’un des objectifs de cette conférence était de démontrer que Reform est un parti sérieux de gouvernement », pointe la BBC. La présence de Bardella « faisait partie de cet effort […] et l’intention était de projeter une coopération internationale sérieuse avec un autre parti rebelle sur la droite ».

Sauf que « le désastre de la nuit précédente sur Channel 4 » a plutôt poussé le parti à « trouver des réponses à des problèmes insolubles », indique le Times. La veille, un reportage diffusé sur la chaîne privée a montré deux dirigeants de Reform – Dan Jukes et James Orr, « le bras droit » et « le cerveau droit » de Farage selon le Telegraph – en train d’expliquer à deux journalistes se faisant passer pour un riche Américain et son fils qu’ils pouvaient détourner la loi britannique sur les donations venues de l’étranger.

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