- Plusieurs hommes ont été tués lors de l’interception d’une embarcation dans les eaux territoriales cubaines, mercredi 25 février.
- Selon l’une de ses connaissances, l’un des individus décédés voulait « aller combattre » pour « la liberté de Cuba » et y provoquer un soulèvement.
- Washington s’est dit prêt à « coopérer » à l’enquête sur cet incident.
Suivez la couverture complète
Le second mandat de Donald Trump
De nouveaux développements après l’interception meurtrière d’un navire au large des côtes cubaines. Quatre hommes ont été tués sur cette vedette immatriculée en Floride, et six autres individus ont été blessés. Au moins deux victimes sont de nationalité américaine. « Au moins deux personnes (à bord du bateau) étaient des citoyens américains, l’une est décédée et l’autre est blessée »
, fait savoir, sous couvert d’anonymat, un haut responsable américain à l’AFP. Une troisième personne était titulaire d’un visa et les autres « pourraient être des résidents permanents légaux »
.
Par ailleurs, selon La Havane, l’un des morts était Michel Ortega Casanova. L’AFP a contacté l’une de ses connaissances, Wilfredo Beyra, responsable à Tampa du Parti républicain de Cuba – une organisation politique d’opposants au pouvoir cubain basée en Floride. Selon ce dernier, l’objectif de l’intéressé « était d’aller combattre une narcotyrannie criminelle et meurtrière »
. Il désirait ainsi « voir si cela provoquerait une étincelle et si le peuple se soulèverait et les appuierait ». « Je l’avais averti que ce n’était pas le moment d’agir de cette manière pour la liberté de Cuba, qu’il fallait attendre »
, souligne-t-il encore.
Membre d’un groupe « prêt à lutter pour la liberté de la patrie »
Wilfredo Beyra connaissait la victime de 54 ans depuis quatre ou cinq ans et dit lui avoir parlé pour la dernière fois dix jours plus tôt. À cette occasion, Michel Ortega Casanova aurait prévenu que son passage à l’acte pouvait intervenir « à tout moment »
. « En Floride, plusieurs groupes déclarent ouvertement qu’ils sont prêts, qu’ils s’entraînent militairement, à lutter pour la liberté de leur patrie. Et Michel faisait partie de l’un de ces groupes »
, détaille encore le responsable.
Ce violent incident est survenu dans un climat particulièrement tendu entre Washington et La Havane, l’embargo pétrolier imposé par le président Donald Trump aggravant une crise économique vieille de plusieurs années sur l’île. Les États-Unis ont ouvert une enquête après ces événements dans les eaux territoriales cubaines. L’administration américaine « s’est montrée disposée à coopérer pour éclaircir ces événements regrettables »
, précise Carlos Fernandez de Cossio, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères.












