Une partie du personnel du Louvre, le musée le plus visité au monde, a reconduit, lundi 2 février, un préavis de grève déposé mi-décembre pour demander de meilleures conditions de travail, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source syndicale.
Le musée reste partiellement ouvert, avec en priorité « le parcours autour des chefs-d’œuvre », qui comprend notamment La Joconde et la Vénus de Milo, a fait savoir à l’AFP la direction de l’établissement.
Sur le site du Louvre, lundi matin, on pouvait lire que « l’ouverture [pouvait] être perturbée et certaines salles (…) rester exceptionnellement fermées ». « Il n’y a pas suffisamment d’agents grévistes » pour permettre une fermeture totale, comme cela a été le cas à quatre reprises, a expliqué à l’AFP Christian Galani, délégué CGT.
Fragilisé par le casse du 19 octobre, le musée peine à mettre fin à ce conflit social, l’un des plus longs de son histoire, malgré plusieurs séances de négociations avec le ministère de la culture et la direction.
Le mouvement social a coûté 1 million d’euros
Dénonçant un « contexte de défiance interne, renforcé ces derniers mois », plus de 300 agents réunis lundi matin en assemblée générale ont voté à l’unanimité la reconduction de la grève lancée le 15 décembre pour dénoncer les sous-effectifs et les écarts de rémunération avec d’autres agents relevant du ministère de la culture, a fait savoir l’intersyndicale CGT-SUD-CFDT dans un communiqué.
« Il y a une absence d’engagement ferme » sur le réalignement des salaires d’une partie des employés, a déclaré Christian Galani. Un tel engagement a été obtenu concernant les employés de l’accueil et de la surveillance, a-t-il précisé.
Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à quatre reprises et d’ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions. Même lorsque la grève n’était pas reconduite, les assemblées générales du personnel ont systématiquement retardé d’environ deux heures l’ouverture du musée, au grand dam des touristes massés devant les entrées.
Mi-janvier, le Louvre avait évalué à « au moins 1 million d’euros » les pertes de recettes liées à ce mouvement social. Le Louvre a été victime, le 19 octobre, d’un spectaculaire cambriolage : les joyaux du XIXe siècle, estimés à 88 millions d’euros et volés ce jour-là, demeurent introuvables.










