- La réforme de la loi PLM a modifié le mode de scrutin des trois plus grandes villes de France pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
- Les électeurs de Paris et de Marseille voteront désormais deux fois à chaque tour, et ceux de Lyon à trois reprises.
- TF1info fait le point sur ces changements.
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Élections Municipales 2026
PLM. Trois lettres, et peut-être un sigle encore méconnu. La réforme de la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) ou loi du 11 août 2025 a pourtant des conséquences : elle a modifié le mode de scrutin des trois plus grandes villes de France pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Après l’adoption de ce nouveau mode de scrutin, les électeurs parisiens et marseillais voteront désormais deux fois à chaque tour, et les électeurs lyonnais… à trois reprises.
Jusqu’à présent, les électeurs de ces trois villes les plus peuplées de France choisissaient leur conseil d’arrondissement ou de secteur. Les élus du haut de la liste siégeaient ensuite à la fois dans ces organes et au conseil municipal. La loi de 2025 a donc réformé ces règles. TF1info fait le point sur les changements concrets pour l’électeur, avec un nouveau parcours de vote.
Paris : deux scrutins sur un lieu de vote unique
Dans la capitale (nouvelle fenêtre), chaque électeur est appelé d’abord à voter pour le conseil d’arrondissement puis pour le conseil municipal – celui-ci est appelé Conseil de Paris dans la mesure où il cumule les fonctions de conseil municipal et de conseil départemental – à savoir les 163 conseillers de Paris, qui à leur tour choisiront le ou la maire de Paris le 29 mars. Les maires d’arrondissements seront, eux, désignés le 6 avril par leur conseil d’arrondissement.
Concrètement, comme le détaille la ville de Paris sur son site (nouvelle fenêtre), le jour du scrutin, chaque électeur parisien sera invité à glisser successivement un bulletin de vote dans deux urnes distinctes, s’il le souhaite, dans la mesure où l’on pourra ne voter que pour l’un ou que pour l’autre, les deux n’étant pas liés. L’électeur commencera par déposer une enveloppe bleue pour élire les conseillers d’arrondissement. Il poursuivra son parcours de vote en votant ensuite pour élire les membres du Conseil de Paris. Afin d’éviter les confusions, l’enveloppe sera cette fois-ci beige.
Ces deux scrutins distincts ont lieu le même jour : le dimanche 15 mars pour le premier tour, puis le dimanche 22 mars pour le second tour. Pour chacun, l’électeur devra suivre toutes les étapes habituelles : le contrôle de son rattachement au bureau de vote, la remise d’une enveloppe de scrutin et la prise des bulletins de vote (au moins deux), le passage dans l’isoloir, la présentation de la pièce d’identité, le vote à l’urne puis la signature du cahier d’émargement.
Les deux scrutins auront lieu sur un site unique : soit dans la même salle, soit dans deux salles situées l’une à proximité de l’autre, pouvant être séparées par un couloir… mais sans déplacement sur un autre site. Ce nouveau parcours de vote a donc nécessité une nouvelle organisation. Comme l’indiquent Le Parisien
(nouvelle fenêtre) et l’AFP, les bureaux de vote parisiens vont passer de 903 à 1.806. Des gymnases, des lycées ou des collèges remplaceront parfois les bureaux de vote traditionnellement installés dans des écoles, relève le quotidien. Par conséquent, près de 180.000 électeurs voteront à une nouvelle adresse, qui sont ou seront prévenus de ce changement.
Lyon : un triple scrutin
Pour la ville de Lyon (nouvelle fenêtre), la réforme PLM instaure trois scrutins. L’élection des conseillers des 9 arrondissements composant la Ville et l’élection des 73 conseillers municipaux de Lyon se dérouleront en même temps. Par ailleurs, les électeurs seront également conviés le même jour cette fois à l’élection des conseillers de la Métropole de Lyon, une entité créée en 2015 reprenant les compétences du département au niveau de l’agglomération. Ceux-ci sont élus au suffrage direct. Cela place donc les électeurs lyonnais dans une situation de triple scrutin.
Comme le précise la préfecture du Rhône (nouvelle fenêtre), le 15 mars et le 22 mars, en cas de second tour, les électeurs utiliseront ainsi trois bulletins de vote différents, de trois couleurs différentes (Métropole en jaune, Ville en beige et arrondissement en bleu) qu’il faudra déposer dans trois urnes elles aussi différentes. Au total, 939 bureaux de vote seront installés dans la préfecture du Rhône.
Marseille : deux votes, comme à Paris
À Marseille, comme à Paris, chaque électeur pourra désormais voter désormais deux fois. Dans une première urne, il déposera un premier bulletin pour choisir ses conseillers municipaux. À leur tour, les 111 conseillers municipaux éliront le maire de Marseille. Dans une seconde urne, l’électeur glissera un second bulletin pour désigner ses représentants de secteur. Ces conseillers d’arrondissements (303 conseillers d’arrondissements au total, entre 25 et 53 selon les secteurs), éliront à leur tour le maire de secteur.
Les deux scrutins auront lieu dans un même lieu de vote, « soit dans la même salle, soit dans deux salles situées l’une à proximité de l’autre »
, précise la Ville de Marseille sur son site. Il s’agit donc là encore de deux votes distincts et successifs. De même, là encore, pour chacun de ces deux votes, l’électeur devra suivre toutes les étapes habituelles.












