Les gauches marseillaises sont-elles irréconciliables ? Jusqu’au premier tour des municipales du 15 mars, le maire sortant, Benoît Payan, et son adversaire de La France insoumise (LFI), le député des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu, ont décidé de se rendre coup pour coup. Le second accuse le chef de file du Printemps marseillais, aux manettes depuis décembre 2020, « de mener une politique macroniste ». Et le met, avec la candidate divers droite Martine Vassal et le leader Rassemblement national (RN) Franck Allisio, dans le même sac, celui « d’un système politique corrompu » qu’il entend renverser.
L’ancien socialiste, désormais étiqueté divers gauche, rétorque que son adversaire, à qui il claquait la bise et qu’il appelait « mon Seb » avant les tumultueuses législatives de 2024, a « fait le choix de la division » et « doit l’assumer jusqu’au bout ».
Comme pour répondre symboliquement à la déclaration de candidature en solitaire de Benoît Payan cinq jours plus tôt, c’est entouré de militants et de futurs colistiers que Sébastien Delogu présente, jeudi 15 janvier, les près de 400 propositions de son programme. Dans une salle d’un cinéma de la Canebière (1er arrondissement) louée pour l’occasion, le micro passe d’un intervenant à l’autre, à tel point que la tête de liste paraît même en retrait. Tous détaillent un catalogue de propositions qui reprend certaines des promesses du Printemps marseillais en 2020. Mais dessine surtout une volonté « d’accélérer partout », dans une ville desservie par les fractures sociales.
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