Les élections législatives de 2024 ont eu une conséquence directe sur la vie municipale caennaise. Joël Bruneau, élu maire en 2014, réélu en 2020 au premier tour (50,79 %), a intégré l’Assemblée nationale après le retrait du sortant du macroniste Fabrice Le Vigoureux. Devenu député (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) de la première circonscription du Calvados, M. Bruneau avait laissé son fauteuil de maire à son premier adjoint, Aristide Olivier, lequel se présente aux municipales de mars à la tête d’une liste divers droite et centre, incluant des membres de Renaissance, comme en 2020.
Dans une ville qui dépasse désormais les 110 000 habitants, avec un gain de 4 000 personnes en quatre ans, le jeune maire a su tirer son épingle du jeu. « J’ai grandi dans cette ville, raconte Aristide Olivier. J’ai toujours entendu dire que Caen était une belle endormie. Ce n’est plus vrai. Caen est une ville où l’on crée des emplois. En 2025, Rouen et Le Havre en perdent, Caen en gagne. » Habile sur les sujets qui fâchent, Aristide Olivier a rayé d’un trait de plume un projet de « lieu commercial articulé autour d’une halle gourmande » en centre-ville. Un projet porté à bout de bras par son prédécesseur et contesté dans une agglomération qui souffre d’une surdensité de galeries commerciales en périphérie.
Il vous reste 74.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.















